jeudi 1 janvier 2026

Destin à la Paderewski

 

Nous serions prêt à parier que si, par quelque facétie du destin, nous nous étions retrouvé pianiste de concert et Premier ministre de la Pologne, nous n'aurions pas été plus « jouasse » de vivre pour autant. Il est même probable que ça n'aurait fait qu'aggraver notre misanthropie. Les concerts... La Pologne... On sait ce que c'est... C'est monstre bipède et compagnie.
 
(Fernand Delaunay, Glomérules)

La porte

 

Fernando Pessoa disait qu'il serait toujours celui qui attend qu'on lui ouvre la porte auprès d'un mur sans porte, et comme c'est aussi notre cas, on attendra ensemble, d'accord ? On pourra jouer aux dominos pour passer le temps.
 
(Fernand Delaunay, Glomérules)

Tu verras

 

Le simiesque Nougaro nous disait que nous verrions, mais c'est lui qui a vu. Il est tombé malade et maintenant il est mort. Alors, qui c'est qui voit, hein ?
 
(Fernand Delaunay, Glomérules)

Je suis perdu


Ainsi il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut le sixième jour. Dieu vit tout ce qu'il avait fait et il fut complètement atterré. Il offrit à boire au pianiste et lui demanda de jouer sa chanson préférée, « Je suis perdu ». Pendant le morceau, il avala du cyanure et s'effondra. Dans une lettre d'adieu à sa famille, il déclarait qu'il mettait fin à ses jours parce qu'il avait des « doutes sur sa nature perverse ».
 
(Fernand Delaunay, Glomérules)