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mardi 23 septembre 2025

René et le parfait

 

Dans ses Méditations, Descartes entreprend de démontrer l'existence de Dieu à l'aide de la « preuve par l'idée de parfait ». Il imagine un parfait au chocolat et... — bref ; de toute façon, ça ne marche pas.
 
(Jean-Guy Floutier, Philosopher tue)

mercredi 30 juillet 2025

De omnibus

 

À force de pratiquer le doute systématique, on en vient à mettre en question le principe d'identité de Leibniz et à se demander si véritablement la capitale du Guatemala est la capitale du Guatemala — ou si elle ne serait pas, par exemple, celle du Honduras.
 
(Jean-Guy Floutier, Philosopher tue)

mercredi 29 janvier 2025

Vérités créées et animosité de Leibniz

 

Gottfried Leibniz avait une dent contre Descartes à cause des vérités créées qui lui paraissaient le comble de l'abomination. Pourtant, de l'avis de tout le monde, Descartes était un « type au poêle ».
 
(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)

samedi 25 janvier 2025

Aux chiottes l'univers infini

 

Pour passer du monde clos de la cosmologie aristotélicienne à l'univers infini de Descartes, il faut être d'un caractère assez exubérant. Quand on est du genre maussade, on se contente du monde clos. Pourquoi chercher les complications ? On va clamecer, de toute façon... Alors l'univers infini, hein...
 
(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)

mercredi 11 décembre 2024

Ruine par les biberons

 

Faire comme Descartes ; douter de tout ; ne se laisser séduire par rien — et surtout pas par des « biberons Robert » qui plus encore qu'une science sans conscience ne sont que « ruine de l'âme ».
 
(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)

mardi 25 juin 2024

De omnibus dubitandum

 

Quand Descartes prenait l'omnibus, il était toujours torturé par le doute (il craignait de s'être trompé de ligne).
 
(Henri-Marcel Chissant, Hippocastanacées)

lundi 20 mai 2024

Coprésence marcellienne

 

Il y a des moments où on a l'impression que Descartes, avec son cogito, a enfermé le Moi dans une coquille. Penser, tout le temps penser, ce n'est pas une vie. À monologuer, on finit par se sentir « seul comme Franz Kafka ». Et si la solution se trouvait chez Gabriel Marcel ? La coprésence ? Si l'être, au fond, était intersubjectif ? Oh, bon Dieu ! Quelle histoire !
 
(Henri-Marcel Chissant, Hippocastanacées)

mercredi 6 mars 2024

Animal-machine

 

Réagir à des stimuli, c'est toute la vie du monstre bipède. Ôtez-lui ses stimuli, il n'y a plus personne. Il nous fait penser à un animal-machine de René Descartes, le gusse.
 
(Henri-Marcel Chissant, Hippocastanacées)

dimanche 12 novembre 2023

Corrélation négative

 

Plus on pense, moins on est — et réciproquement, comme le montre l'exemple du rotond caillou.
 
(Marcel Rocabois, Le Néant et l'être)

jeudi 21 septembre 2023

Doute au carré

 

Le doute le plus térébrant est celui, étrangement ignoré par Descartes, qui consiste à douter de la pertinence même de douter.
 
(Marcel Rocabois, Le Néant et l'être)

jeudi 9 mars 2023

Problème d'appât ?

 

Descartes pensait avoir conçu le parfait moulinet de la méthode, mais quand il sortit de son poêle pour l'essayer dans un canal de Leyde, il fit chou blanc. Ça ne « mordait » pas. Les « poiscailles » étaient insensibles à sa « preuve par le parfait » ! 
 
(Samuel Slippensohn, Follicules palingénésiques)

samedi 29 octobre 2022

Une idée à la con

 

Pour démontrer l'inexistence de l'être, le nihilique décida, suivant l'exemple de Descartes, de s'installer dans un poêle. Mais il y faisait trop chaud ! Impossible de rassembler ses idées et d'arriver à quelque chose de probant !

(Louis Ribémont, Mémoires d'un gluon)

vendredi 29 avril 2022

Dévaluation générale

 

Si l'on considère à cinquante-six ans les choses — les « œuvres » — que l'on admirait à vingt ans, on s'aperçoit qu'il y en a bien peu qui ont tenu le coup. L'immense majorité : kitsch, kitsch et bluff. Même Pascal a un côté kitsch avec son « gouffre » qu'il promène partout avec lui. Quant à ce couillon de Descartes, qui trouvait si piquant de vivre dans un poêle, n'en parlons pas (mais lui, on ne l'a jamais admiré, il y a quand même des limites à l'ingénuité).

(Fernand Delaunay, Glomérules)

samedi 2 avril 2022

Conjectures

 

Quand Descartes dit que l'homme est un mélange de pensée pure et d'étendue géométrique, il est probable qu'il a en vue — pour ce qui est de l'étendue géométrique — les « grosses dondons ». Pour la pensée pure, c'est moins clair : peut-être Marsile Ficin ?

(Fernand Delaunay, Glomérules)

jeudi 20 janvier 2022

René le lycanthrope

 

« Demeurer tout le jour seul, enfermé dans un poêle, où l'on a tout loisir de s'entretenir de ses pensées ; puis, la nuit venue, courir les campagnes en poussant des hurlements, franchir les fossés à quatre pattes, étrangler des séries de jeunes filles et les dévorer à belles dents... Ah, quel délice ! » (Les trente-trois délices de René Descartes, Trad. de Simon Leys)

(Fernand Delaunay, Glomérules)

Inexistence de Descartes

 

Après de méticuleuses recherches et une « introspection à tout casser », l'homme du nihil parvint à la conclusion que le « cogito » n'était qu'une « vaste fumisterie ». « Il n'y a pas plus de cogito que de beurre au prose, déclare-t-il à Gragerfis 1. Et il est donc tout à fait possible que Descartes, sans qu'il s'en rende compte, n'ait pas été. »

1. Cf. Journal d'un cénobite mondain, p. 237.

(Fernand Delaunay, Glomérules)

mardi 7 décembre 2021

Descartes inutile et incertain

 

La raison — pure ou impure, n'importe — n'est d'aucune utilité à l'homme qui sent que la terre se dérobe sous ses pieds et qu'il tombe dans un gouffre sans fond. Seul peut le sauver, s'il a la foi suffisante, le vocable reginglette — mais ce procédé d'inspiration kierkegaardienne est « sans garantie du gouvernement ».

(Fernand Delaunay, Glomérules)

dimanche 1 décembre 2019

Objectification du Moi chez l'homme du nihil


L'autodétermination de la subjectivité coupée du monde, le solipsisme cartésien, nous les retrouvons chez l'homme du nihil. Son Rien ne fait que perpétuer l'objectification d'un Moi qui se représente lui-même comme une chose et, par suite, ce Rien lui-même participe en quelque sorte de cette chose. — Verstanden ?

(Lucien Pellepan, Énantioses profectives)

mercredi 15 août 2018

Parménide


Lors du semestre d'hiver 1942-1943, Heidegger fait un cours sur Parménide à l'Université de Fribourg-en-Brisgau, qui ne sera publié qu'en 1982 dans l'édition Klostermann de ses œuvres complètes. C'est donc au moment où la catastrophe mondiale est à son comble que le toujours pétulant ontologue décide de traduire et de commenter le Poème didactique du philosophe grec, et d'empoigner son alpenstock pour aller à la rencontre de la « déesse Vérité en personne ».

Heidegger se concentre principalement sur le célèbre fragment qui affirme que « le même est penser et être ». On pourrait croire que cette sentence fait de Parménide un précurseur de Descartes en posant l'identité de l'« être » et de la « pensée », mais point du tout. Pour Heidegger, qui n'aime rien tant qu'embrouiller les choses, cet aphorisme, loin de parler d'identité, désigne une « co-appartenance » ; et la co-appartenance n'est pas une identité mais, dans la mentalité grecque, un mode selon lequel chacun est ce qu'il est, parce qu'il procède du « Même ». Sauf que ce « Même » n'est pas un prédicat auquel se référeraient l'être et la pensée, mais une parfaite énigme !

Ses amis réalisent que l'ontologue commence à « dérailler », et lui font comprendre avec diplomatie qu'il serait temps pour lui de se consacrer à autre chose qu'à la philosophie, par exemple à la culture des betteraves ou à l'élevage des vers à soie.


(Jean-René Vif, Scènes de la vie de Heidegger)

vendredi 27 juillet 2018

Malebranche vs. Descartes


« Une maison à l'écart de la rue, dans le quartier de Brélévenez, à Lannion. La haie est taillée, une échelle sortie dans le jardin. Et à une vingtaine de kilomètres de là, une autre maison, au jardin impeccable, dans la rue de Baloré, à Bégard. C'est dans ces deux habitations, à la porte désormais fermée par des scellés, qu'ont été retrouvés, hier, les corps de deux femmes, présentant de nombreuses plaies.

Plus tôt dans la journée, vers 9 heures, un homme âgé de 64 ans s'était présenté au commissariat de Lannion, s'accusant d'avoir porté des coups mortels à son épouse puis à sa mère. Ce retraité des télécoms venait sur les conseils d'un ami, à qui il avait confié avoir commis "une grosse bêtise". Dans le même temps, cet ami avait prévenu la gendarmerie.

"Selon ses déclarations, il s'est fâché d'abord avec sa femme pour un motif assez futile". indique Gérard Zaug. Selon le procureur de la République de Saint-Brieuc, l'homme aurait tenté de convaincre sa moitié que "le point d'appui de la philosophie est la lumière naturelle créée, la réflexion de l'esprit sur soi, autrement dit le cogito". Mais la femme, disciple de Malebranche, ne l'entendait pas de cette oreille et en tenait mordicus pour "la lumière divine elle-même".


Courroucé, le retraité a d'abord frappé son épouse avec un rouleau à pâtisserie, puis avec un marteau. "Dans la foulée, il s'est rendu chez sa mère à Bégard, poursuit le magistrat, et il l'a expédiée avec le même marteau. Il a expliqué aux enquêteurs qu'il adorait sa mère, mais qu'il la soupçonnait de souscrire aux thèses du chanoine Roscelin — or il n'a jamais pu souffrir le nominalisme". 

Le sexagénaire, assisté par son avocat, a été entendu par les policiers toute la journée d'hier. Il leur a indiqué que l'arme se trouvait à son domicile. Les enquêteurs ont retrouvé le marteau en suivant ses indications — il était caché sous des chaussettes — et découvert le corps de son épouse, âgée de 63 ans. » (Le Télégramme, 6 août 2014)

(Jean-Guy Floutier, Philosopher tue)