lundi 11 mai 2026

Cuisine solidaire

 

« La santé nous préoccupe, souligne le président départemental de la Banque alimentaire, et en particulier celle du Dasein quotidien, l'homme de tous les jours, qui vit le pouvoir-mourir comme une attente craintive de son anéantissement — tandis que le Dasein authentique éprouve l'être-vers-la-mort comme un pouvoir-être, voire un devoir-être. Avec cette viande devenue invendable car trop proche de sa date limite de consommation, nous préparons des plats cuisinés pour les personnes dans le besoin. C'est une petite victoire contre la mort qui délimite et détermine la totalité à chaque fois possible du Dasein. »
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Un précieux dérivatif

 

La lecture de Vladimir Jankélévitch procure à l'homme un dérivatif à l'angoisse d'exister et lui permet de supporter sans coup férir la temporalité du temps.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Corps propre

 

Le philosophe Merleau-Ponty voyait dans le « corps propre » une condition permanente de l'expérience, un constituant de l'ouverture perceptive au monde et à son investissement. Il recommandait de bien frotter derrière les oreilles, surtout.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

À la recherche de la potentialité perdue

 

À la maison de retraite Benoît-Frachon de Montigny-en-Gohelle, la psychomotricienne Mélanie Coulon, aidée de son fidèle chien Fado, essaie de « créer du lien social » et de permettre aux vieux jetons de « réutiliser l'ensemble de leur potentialité au quotidien ». Mais c'est peine perdue.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)