Le poëte
hongrois Attila József se jeta sous un train pour protester contre le
fait qu'il n'avait pas d'amis. Ce n'était pourtant pas faute d'en
chercher. À l'autrui du philosophe Levinas, il s'offrait « à poil de
Nicosie » et lançait ce seul cri : « Aime-moi ! » Mais à cet appel ne
répondait jamais que le silence — alors à la fin, n'est-ce pas... Le
poëte avait trente-deux ans au moment de la collision fatale.
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)
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