« Quand j'entends le mot vivre, je sors mon revolver ou du poison. » (Luc Pulflop)
vendredi 4 janvier 2019
Cryptogramme fétide
Les excréments ont mille ruses pour faire croire qu'ils apportent un mystérieux message, qu'il suffit de prendre la peine de déchiffrer. L'esprit le mieux défendu finit par succomber à cet appel du « cas » tant est irrésistible pour l'homme la tentation de prêter un sens à tout ce qui, à la fois, se présente comme pouvant en avoir un et qui résiste indéfiniment à le livrer.
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
Harmonie fugitive
L'étrange plénitude qu'apporte à l'homme du nihil l'acte défécatoire lui semble le signe d'un accord avec le monde. Cette rapide impression de connivence avec le Grand Tout abolit pour quelques secondes l'étendue et la durée. Il devine dans les « crottes » le noyau du monde, et dans leurs figures, son chiffre. Une sérénité brève l'en assure, qui n'a rien de commun avec l'éclair et les transports de l'illumination mystique. Il ressent avec une netteté plus vive le réseau de duplications et d'interférences qui, irrigué par l'idée du Rien, est sa façon accoutumée de considérer l'univers.
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
Un renégat
Le suicidé philosophique ne se considère en aucune façon comme un bon héritier des nominalistes britanniques.
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
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