Le
jugement le plus profond sur l'existence, ce n'est ni Kierkegaard ni
Heidegger qui l'a prononcé mais Palivec, le patron de la brasserie Au
Calice : « Autant vaut la merde. »
Admirer
quelque chose ou quelqu'un, c'est admirer du toc, de la camelote, de la
quincaille. Car tout est faux, dans ce « monde de néant ». Comme dirait
le bistrotier Palivec, « autant vaut la merde ».
Les
vrais durs ne voyagent pas. Le voyage, c'est pour les révérence parler
tapettes. Il n'y a rien d'intéressant à voir, de toute façon. Le monde
est guez. Comme dirait le bistrotier Palivec, « autant vaut la merde ».
« Exprimons
le désespoir de l'homme devant l'absurdité de l'existence, et puis
allons boire un bon coup au Calice (chez le petit père Palivec) pour
oublier tout ça. » (Franz Kafka, Lettre à Max Brod)
S'il
n'y avait que le portrait de l'empereur François-Joseph 1er ! Mais
c'est le réel tout entier qui est couvert de chiures de mouches. Il
faudrait le faire enlever et mettre au grenier (pour éviter les
réflexions désobligeantes).
La
vie, c'est comme d'acheter un chien au brave soldat Chvéïk : on voulait
un griffon d'écurie et on se retrouve avec un fox-terrier qui a les
oreilles d'un basset, la taille d'un chien de trait et des pattes torses
en manche de veste !