jeudi 12 juillet 2018

Mal-être existentiel du capitaine Haddock


Quand Tintin fait sa rencontre sur le navire Karaboudjan, le capitaine Haddock est engagé dans un effroyable processus d'autodestruction : il boit, consciencieusement, systématiquement, jusqu'à être « saoul comme une bourrique ». Il boit pour oublier son Moi, sans doute, mais surtout pour noyer le désespoir qu'il ressent à vivre isolé dans un univers de menace et de désolation, sans autre perspective que la mort. En cela, il est un véritable héros existentialiste, un cousin de Meursault et de Roquentin.

Tintin qui, en « homme de la Nature et de la Vérité », ignore le sens tragique de l'existence, tente de le culpabiliser : « Songez à votre dignité, capitaine !... Que dirait votre vieille mère si elle vous voyait dans cet état ? »

Et ça marche ! Le capitaine s'effondre : « M-m-ma vieille m-m-mère ?... Bou-ou-ouh... Maman ! M'man-an !... Bou-ouh ! » Il prend alors de « bonnes résolutions » et sous l'influence de son puritain camarade, qui a fait de lui une sorte de born again, il ira même jusqu'à devenir le président de la ligue des marins anti-alcooliques dans L'Étoile mystérieuse.

Mais cela ne durera qu'un temps et le Loch Lomond, efficace antidote à l'atrocité du quotidien, finira par reprendre ses droits.


(Hermann von Trobben, Le Monocle du colonel Sponsz)

mercredi 11 juillet 2018

Théorème de Jung


Le théorème de Jung exprime une inégalité entre le diamètre d'un ensemble de points dans un espace euclidien et le rayon de la boule englobante minimale de cet ensemble. Jung nomme cette boule le Soi et la définit comme étant « la donnée existant a priori dont naît le Moi, et qui préforme en quelque sorte le Moi ».

Comme le Soi intervient dans le processus d'individuation, qu'il en est le moteur et l'organisateur, il est en butte à l'exécration de l'homme du nihil et ce dernier s'est plus d'une fois juré de le détruire.


(Włodzisław Szczur, Mathématique du néant)

Priorité au boyau


« Tiraillé entre l'envie de me détruire et les douleurs causées par une constipation tenace, entre le Smith & Wesson et le purgatif, je donnai finalement la préférence à l'huile de ricin, à la dose de trente grammes, avec une goutte d'huile de croton et édulcorée par du sirop de mûres. Deux heures après son administration, l'effet désiré fut obtenu, et je rendis une selle compacte, noire. Curieusement, le fardeau de l'haeccéité me parut aussitôt plus léger et je décidai de remettre à plus tard mon anéantissement. »

(Raymond Doppelchor, Océanographie du Rien)

Interlude

        Jouvencelle lisant Forcipressure d'Étienne-Marcel Dussap

Et ça, qu'est-ce que tu en dis ? (Raymond Carver)


Il ne restait plus trace en lui de l'optimisme qui avait teinté sa fuite de la ville. Il s'était évaporé au soir du premier jour, tandis qu'ils roulaient vers le nord entre deux rangées ténébreuses de séquoias géants. Désormais, les pâturages de l'ouest du Washington, leurs vaches, leurs corps de ferme épars, ne semblaient plus rien promettre, rien en tout cas de ce qu'il désirait vraiment. Et à mesure qu'il avançait, un sentiment de révolte et de désespoir grandissait en lui. Une citation du philosophe Albert Camus lui revint en mémoire : « Dans l'épreuve quotidienne qui est la nôtre, la révolte joue le même rôle que le "cogito" dans l'ordre de la pensée : elle est la première évidence. Mais cette évidence tire l'individu de sa solitude. Elle est un lieu commun qui fonde sur tous les hommes la première valeur : Je me révolte donc nous sommes. » Oui, décidément, Camus avait raison : la révolte métaphysique est le mouvement par lequel un homme se dresse contre sa condition et la création toute entière. Il eut un haussement d'épaule et il sortit une cigarette. Ensuite il se lécha les lèvres, se tourna vers Emily et se força à sourire.
— Eh bien nous y voilà, dit-il. Chez Camus, l'homme a une nature humaine, et c'est un point de fracture avec l'ontologie de Sartre.
— Tu ne veux pas te taire un peu, dis ?


(Étienne-Marcel Dussap, Forcipressure)

De dicto et de re


À l'évidence, la phrase « Kierkegaard croit que quelqu'un va tenter de le détruire en lui administrant des médicaments dangereux » peut être comprise de deux façons. Dans la première interprétation, ce « quelqu'un » est inconnu et Kierkegaard souffre de paranoïa 1 ; dans ce cas, son affirmation est peut-être vraie, mais elle ne concerne personne en particulier. L'assertion du penseur privé, « quelqu'un veut me détruire en m'administrant des médicaments dangereux », est alors vue comme une proposition de dicto. En revanche, dans la modalité de re, « quelqu'un » désigne une personne particulière que Kierkegaard connaît — exempli gratia, le pharmacien Labrunie ou l'ex-notaire Bernard — et qui est prête à l'empoisonner.

La distinction entre de dicto et de re permet de comprendre comment le Dasein peut soutenir des croyances en apparence contradictoires. Posons par exemple : « Kierkegaard croit que le Rien est plus bénin que le nihil ». Comme le Rien et le nihil sont une seule et même chose, la croyance de Kierkegaard est fausse de re. Cependant, de dicto, cette affirmation est acceptable, dans la mesure où Kierkegaard ne sait pas que le Rien ne fait qu'un avec le nihil (rappelons qu'en danois néant se dit intetheden).


1. Ce qui est tout de même difficilement croyable de la part de l'auteur du Post-scriptum aux miettes philosophiques !

(Léon Glapusz, Mélancolie bourboulienne)

Style


Sans doute le caractère principal du suicidé philosophique n'est pas cette mélodie pure qu'on admire avec tant de raison dans Pétrarque ; sans doute la dureté, l'âpreté de sa manière choque souvent les oreilles sensibles à l'harmonie ; mais c'est qu'il ne se pique pas de beau style — pour lui, seul le résultat compte : l'écrasement du « sinistre polichinelle », de l'« odieux Moi ».

(Marcel banquine, Exercices de lypémanie)

Interlude

         Jeune femme lisant l'Appel du nihil de Martial Pollosson

Bigorneau


Comme le poëte Max Jacob, le suicidé philosophique revendique le droit d'utiliser le vocable « bigorneau » pour désigner ce qui, dans le domaine de l'esprit, des arts et de la psychologie, demande à être sorti de son enveloppe. « Extirpation puis écrabouillement du Moi bigorneau », écrit-il dans son journal à la veille de s'enfoncer le crâne à la région frontale par une pierre lancée avec violence.

(Robert Férillet, Nostalgie de l'infundibuliforme)

Fin tragique du Moi


Dans mon rêve, le Moi entrait dans un café et buvait une couple de verres. Après être resté assis seul pendant un moment, il offrait à boire au pianiste et lui demandait de jouer sa chanson préférée, « Je suis perdu ». Pendant le morceau, le Moi avalait du cyanure et s'effondrait. Dans une lettre d'adieu à sa famille, il déclarait qu'il mettait fin à ses jours parce qu'il avait des « doutes sur sa nature perverse ».

(Raymond Doppelchor, Océanographie du Rien)

mardi 10 juillet 2018

Interlude

       Jeune fille lisant les Exercices de lypémanie de Marcel Banquine

Qui croire ?


Karl Löwith, l'ancien banjoïste du groupe Swinging Dasein qui avait mal digéré la dissolution du jazz band par Heidegger, rapportera qu'en 1933, ce dernier ne faisait pas mystère de sa foi en Hitler. Cependant, Heidegger affirmera après la guerre « qu'il a interdit les affiches antisémites ainsi que les manifestations visant les professeurs juifs », et a prévenu en outre les étudiants que le Dasein « ne peut se comprendre qu'à travers tel ou tel projet de soi et est tenu, en quelque sorte, de répondre à la célèbre alternative de Kierkegaard Ou bien... ou bien, c'est-à-dire de renoncer à l'une des options qui se présentent, ajoutant ainsi une négativité supplémentaire à celle de l'origine irrécupérable ».

Selon le témoignage du philosophe italien Ernesto Grassi rapporté par Hugo Ott, l'autodafé des livres juifs et marxistes a bien eu lieu à l'université de Fribourg sous le rectorat de Heidegger : « le feu crépitait devant la bibliothèque universitaire » écrit ainsi Grassi. Mais il précise toutefois que, quand les SA ont voulu jeter dans le brasier les livres de Georges Perec, Heidegger s'y est énergiquement opposé et les a traités de « rustauds incapables de percevoir la beauté tragique de l'œuvre du "chantre de l'absence douloureuse" ».


(Jean-René Vif, Scènes de la vie de Heidegger)

Des ouvriers de fromagerie


Tous les témoignages sur la condition des ouvriers de fromagerie dans la France des années 1930 concordent, à quelques nuances près. Soumis à de longues journées de travail, astreints à des tâches pénibles, la plupart sont privés du confort le plus élémentaire.

Les patrons de fromagerie étaient-ils d'odieux exploiteurs asservissant une main-d'œuvre dépourvue de droits et incapables de se rebeller ? S'efforçaient-ils seulement de convaincre les forçats du gruère que les jeûnes, les macérations, le célibat, les supplices volontaires, sont des actes religieux d'une haute importance pour la sanctification, et des plus agréables à la divinité ? Nous ne pouvons ici que poser la question.


(Johannes Zimmerschmühl, Pensées rancies et cramoisies)

À la manière d'Horace


Un monument plus durable que l'airain : l'homicide de soi-même.

(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)

Un sectateur de Hegel


Belle incarnation de l'idéalisme allemand que ce professeur lunatique et très myope qui apparaît dans un épisode tragi-comique de l'Oreille cassée. Ayant entendu quelque chose qui fait « POUET POUET » en haut d'un réverbère — il s'agit du perroquet de feu le sculpteur Balthazar qui vient de s'échapper —, il y grimpe et s'entend dire par le volucre : « Bonjour, Monsieur, à qui ai-je l'honneur ? » À quoi il répond : « Je... euh.. excusez-moi, Monsieur, je suis si distrait. Figurez-vous que je vous avais pris pour un oiseau ! »

Par cette repartie apparemment bouffonne, le professeur, en bon disciple de Hegel, affirme que l'esprit est incapable de comprendre les objets du monde — Hegel étant lui-même, là-dessus, en accord avec Kant pour qui la connaissance n'est pas la connaissance des « choses en soi ».

L'inadéquation entre les sens et les catégories crée chez l'interlocuteur du perroquet un sentiment d'incertitude, de frustration qui le conduit au scepticisme, c'est-à-dire à la suspension du jugement chère aux disciples de Pyrrhon.


(Hermann von Trobben, Le Monocle du colonel Sponsz)

Interlude

     Romy Schneider lisant la Nostalgie de l'infundibuliforme de Robert Férillet

Boule chevelue


Le théorème de la boule chevelue est un résultat de topologie différentielle qui s'applique à une sphère supportant en chaque point un vecteur, vu comme un cheveu, tangent à la surface de cette sphère. Il affirme que la fonction associant à chaque point de la sphère le susdit vecteur admet au moins un point de discontinuité, ce qui revient à dire que la coiffure contient un épi, ou qu'il y a des cheveux nuls, autrement dit de la calvitie.

Ce théorème est connu pour provoquer chez le sujet pensant un sentiment d'inconfort, qui peut même dégénérer en un malaise existentiel à la Kierkegaard chez les individus hantés par le spectre de l'alopécie.


(Włodzisław Szczur, Mathématique du néant)

Torrent de boue


Le 13 février 2015, une vanne du barrage de La Bourboule cède brusquement. Plus de 180 000 mètres cubes de boue, de limon, de sédiments et, révérence parler, de matière excrémentitielle, se répandent dans la Dordogne. Les traces sont visibles sur plus de vingt-deux kilomètres de rivière.

C'est une véritable catastrophe écologique : des milliers de truites, d'alevins de truite, ainsi que d'autres poissons moins distingués, périssent à cause de cette pollution. En effet, la boue déversée a colmaté le fond du cours d'eau, faisant chuter le taux d'oxygène de l'eau et asphyxiant les pauvres « poiscailles ».

Or un an plus tard, rien n'a changé. N'y a-t-il pas là, pour les associations de pêcheurs, les habitants et les élus, de quoi protester contre l'inertie des pouvoirs publics, et plus généralement contre la condition de l'étant existant dans cet univers de menace et de désolation où il n'a d'autre perspective que la mort puisque, comme l'a dit Lucrèce, « la substance de ce vaste monde est vouée au trépas et à la ruine »?


(Léon Glapusz, Mélancolie bourboulienne)

Coprésence marcellienne


« Un Anglais, dit le Dr. Perfect (Annals of Insanity), avoit acquis à cinquante-huit ans une fortune immense par le commerce ; il résolut alors de se retirer à la campagne et de jouir dans toute son étendue de ce qu'on appelle otium cum dignitate.

Vers le quatrième mois de cet heureux changement, il commence à ressentir de l'accablement et une contraction spasmodique dans la région de l'estomac ; plus d'appétit ; les idées confuses, et les battements des carotides devenus irréguliers et tumultueux ; l'abdomen paroît resserré et tendu ; la tête est douloureuse ainsi que l'hypochondre gauche.

Un ami le persuade de consulter les Prolégomènes à une métaphysique de l'espérance de Gabriel Marcel. Sa lecture de l'ouvrage à peine terminée, le malade se met à critiquer le cogito cartésien, exaltant au contraire la "coprésence" marcellienne. Pour lui, Descartes enferme le Moi dans sa propre coquille : le "je pense" est un carcan dont nous ne saurions nous défaire ; si nous suivons Descartes nous ne ferons que représenter autrui ou monologuer sur lui, et cetera, et cetera.

Dès lors, sentiment d'une chaleur fugace, soif fébrile, digestions imparfaites, conduite, propos, actes bizarres et pleins d'extravagance, et vrai délire mélancolique. La mort, qui le guettait depuis longtemps au centre des marais Pontins, vient fermer quelque temps plus tard cette carrière de souffrances. » (Philippe Pinel, Traité médico-philosophique sur l'aliénation mentale, Paris, Brosson, 1809)


(Jean-Guy Floutier, Philosopher tue)

Dangers du concept


Chez les philosophes de profession, il y a des hallucinations des sens qui augmentent graduellement d'intensité. Souvent, dans cet empoisonnement lent par le concept, il y a aussi des sueurs, un grand affaiblissement des forces et des tremblements dans les membres. Lorsque le philosophe a déjà des hallucinations de la vue, de l'ouïe, de l'odorat et du toucher, il s'imagine les approches de la mort, et il n'est pas rare qu'il accouche alors d'un pondéreux traité sur la vanité de toute chose.

(Marcel Banquine, Exercices de lypémanie)

Interlude

        Marilyn Monroe lisant Prière d'incinérer. Dégoût de Luc Pulflop

Refuge ultime


Qu'ils sont loin, les jours d'innocence du suicidé philosophique ! Il peut s'écrier comme le rêveur de la fiction de Jean-Paul (la Nuit du nouvel an) : « Jeunesse, belle jeunesse, reviens ! » Mais la pente du regret est glissante et mène loin. Au lieu de s'y abandonner, ne ferait-il pas mieux de se réfugier dans une atmosphère de paix et de sérénité, par exemple celle du taupicide ? 
Le maître Champfleury lui-même ne l'a-t-il pas déclaré ? « Il n'y a pas d'autre poésie que celle d'où s'exhalent les parfums grossiers (sic) du taupicide. »


(Robert Férillet, Nostalgie de l'infundibuliforme)

lundi 9 juillet 2018

Saoul comme un Kalmouk


Le « métier de vivre » est tellement assommant que tout est bon à l'homme pour échapper à l'ennui mortel qu'il suscite. À cet égard, on ne peut qu'admirer, après M. de Humboldt, l'ingéniosité des peuples nomades qui, dans l'absence de plantes céréales et bulbeuses, riches en amidon, et de fruits à jus sucré, au milieu des steppes de l'Asie, ont trouvé, par la distillation de liquides animaux sécrétés par les mamelles de leurs cavales, de quoi satisfaire leur passion pour les liqueurs enivrantes 1.

1. Le koumys ou tchighan, une fois passé à l'alambic, s'appelle araka.

(Raymond Doppelchor, Océanographie du Rien)

Interlude

      Juvénile beauté lisant l'Océanographie du Rien de Raymond Doppelchor

Alceste


Comment le type du misanthrope s'est-il présenté au génie de Molière ? D'après Gragerfis (Journal d'un cénobite mondain), cette pièce est « l'écho de l'indignation, du dédain, de l'amertume qui éclatent au sein d'une âme honnête et élevée devant le spectacle éternellement vomitif que lui présente le monde ».

Le suicidé philosophique éprouve la même indignation, le même dédain, la même amertume, mais il se tourne ordinairement vers le taupicide ou le colt Frontier pour signifier son exécration. N'est pas dramaturge qui veut !


(Robert Férillet, Nostalgie de l'infundibuliforme)

Rationalisme éhonté de Bergamotte


Personnage assez mineur des Sept Boules de cristal, le professeur Bergamotte apparaît comme l'incarnation de l'« homme de la Nature et de la Vérité » dans toute sa sinistre et suffisante vacuité. Non content de profaner, avec ses grosses pattes de « savant », les tombeaux sacrés des fils du Soleil, il s'escrime à désagréger l'Un plotinien par l'« analyse ». Et sa tonitruante hilarité — HA - HA - HA - HA -HA ! —, déclenchée par la frayeur de Milou devant la momie de Rascar Capac, n'est certainement pas faite pour nous le rendre plus sympathique.

Cet homme, qui n'a pas été visité par l'idée du Rien, personnifie les structures empaillées de la raison pure.


(Hermann von Trobben, Le Monocle du colonel Sponsz)

Replant de chou


Vers la soixantaine, il n'est pas rare que l'étant existant soit hanté par l'inéluctabilité de la vieillesse, ne supporte plus l'asthme sévère de la mégère à qui il a malencontreusement lié son existence, et se considère moralement détruit par l'haeccéité. Il décide qu'il ne peut plus continuer à assister ainsi, les bras croisés, à sa propre agonie.

L'infatigable polygraphe autrichien Stefan Zweig connut ces tribulations et, pour essayer de remonter la pente, rendit visite à Georges Bernanos, installé à Barbacena, qui tenta en vain de le requinquer. Finalement, le 22 février 1942, après avoir fait ses adieux et mis ses affaires en ordre — il laisse un mot concernant son chien, qu'il confie à des amis —, Stefan Zweig se donne la mort en s'empoisonnant au véronal, en compagnie de sa némésis, Lotte.


Selon Gragerfis, au Brésil, l'écrivain se trouvait « comme un poisson jeté sur l'herbe et cherchant la rivière, ou comme un replant de chou dont les racines pendent, attendant un sol ferme et nourricier : le Rien. »

(Johannes Zimmerschmühl, Pensées rancies et cramoisies)

Contrepet


Les personnages de roman sont parfois les doubles de leur auteur, mais ce n'est pas une règle absolue. Ainsi, Hugo avait l'entrain de Javert, tandis que Flaubert n'a jamais été sosie d'Homais.

(Théasar du Jin, Journal ontologique critique)

Interlude

    Jeune femme lisant les Pensées rancies et cramoisies de J. Zimmerschmühl