vendredi 26 octobre 2018

Peausserie


Un chasseur digne de ce nom porte toujours sur lui des morceaux de bêtes qu'il a exterminées, et aime se parer de leur fourrure et de leur cuir. C'est ainsi que dans les bagages du suicidé philosophique, on peut remarquer un nécessaire de voyage en peau de vouloir-vivre schopenhauerien, peau qu'il a lui-même tannée pour en faire un cuir velouté, décoré de graines de plumes, grosses comme une noisette, en plaques régulières.

(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)

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