mardi 7 juillet 2026

Sagesse de l'hippopotame

 

Le vrai sage, ce n'est ni Socrate, ni Siddharta Gautama, ni André Comte-Sponville, c'est l'hippopotame. Ce mammifère artiodactyle ne s'inquiète pas du libre arbitre ni de l'immortalité de l'âme, il accueille les dons de l'instant avec modestie et gratitude. Il nous montre le chemin du bonheur dans la simplicité. « Ô joie suprême ! Ô bonheur ineffable ! Une flaque de boue ! »
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

N'est pas Ronsard qui veut

 

On se sent seul, alors on invite une donzelle à aller voir si la rose qui ce matin avait déclose sa robe de pourpre au soleil a point perdu cette vêprée les plis de sa robe pourprée et son teint pareil au sien, à celui de la donzelle c'est-à-dire, mais elle ne veut pas y aller, en tout cas pas avec nous. Elle fait sa mijaurée.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Gare à la polysémie

 

Exister est un verbe des plus scabreux car il signifie à la fois posséder une réalité et se manifester dans la vie de l'autrui lévinassien de manière éminente. Résultat : les gens « croivent » qu'on dit une chose alors qu'en fait on dit le contraire.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Triptyque bukowskien

 

Ingurgiter des boissons alcoolisées, assister à des courses de chevaux et s'accoupler avec des trumeaux étaient les trois occupations favorites de l'écrivain Bukowski. Quand il ne s'adonnait à aucune des trois, il tapait à la machine, inventant des histoires où il était question de boissons alcoolisées, de courses de chevaux et d'accouplements avec des trumeaux. Le lecteur en ressortait déboussolé mais surtout « gros-jean comme devant ».
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)