À l'instar du
peintre Grandgil et du chauffeur de taxi au chômage Marcel Martin, le
Dasein heideggérien porte des valises de cochon entre la rue Poliveau et
la rue Lepic. C'est ce que le philosophe allemand appelle son
« destin » (Schicksal). Le Dasein « résolu », libre vis-à-vis de sa
mort, « s'en remet à soi-même en embrassant une possibilité dont il est
l'héritier, mais que cependant il choisit parce qu'il a la capacité de
faire face à ce qui vient à son encontre », écrit François Fédier. — Vision exagérément optimiste, car en fait, il est arrêté par une
patrouille de « feldgrau » et termine à la Kommandantur.
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)