Le philosophe
Jean Grenier était taoïste et comme tel adepte du « non-agir » ; son
confrère Althusser, plus sanguin, fut incapable de se retenir et
étrangla sa bonne femme. Aux policiers qui l'interrogeaient, il expliqua
s'être placé dans les pas du « philosophe de l'action » Maurice Blondel
et avoir, comme ce dernier, cherché à développer une doctrine de
l'action intégrant des éléments du pragmatisme moderne à l'intérieur de
la philosophie chrétienne, mais que les choses avaient « dérapé » pour
une raison ou pour une autre, peut-être parce qu'il avait « trop forcé
sur le pragmatisme ».
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)