mardi 14 juillet 2026

Dit Pléthon

 

Comme le philosophe byzantin Georges Gémiste, nous sommes seulement « dit Pléthon ». Nous n'avons pas d'énergie pour plus.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Fausse queue de Ponge

 

Médiocre joueur de billard, Jean-Paul Sartre n'en accepta pas moins d'affronter Francis Ponge, car il pensait que la manie descriptive de ce dernier le conduirait à faire des « fausses queues ». Et c'est exactement ce qui se passa. Alors que c'était son tour de viser une boule, Ponge se mit à la décrire dans sa tête... et il ripa. « Liberté et aliénation ! », s'exclama Sartre.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Des types marrants

 

On lit de l'Émile Cioran et on se dit : « Tiens, il est marrant, ce gars-là. » Puis on referme le livre et on pense à autre chose. Et avec les autres écrivains, c'est pareil : « Tiens, ils sont marrants, ces gars-là. » On pensait qu'ils allaient peut-être changer notre vie, mais non.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Un « souci de santé » du Grandiloque

 

Contrairement à celui des réels, le corps d'Émile Cioran n'était pas totalement ordonné. Parmi les désordres dont souffrait le négateur, le plus gênant était un fourmillement quasi constant dans les « guizots ».
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)