Le poëte
Hanshan dit qu'il est chaussé de sandales vagabondes, qu'il se sert
d'une tige de rotin comme d'une canne, et que considérant le siècle
poussiéreux, il a décidé que ce pays n'était qu'un rêve où il n'avait
plus de rôle. Il ne recule devant aucune extrémité pour « épater le
bourgeois ».
Quand on
s'imagine qu'on ne pense à rien, on se trompe. On pense à des bêtises,
au vocable reginglette, à la preuve par le parfait conçue par Descartes
ou aux microscopiques polyèdres ajourés des radiolaires.
Pour
récompenser le chanteur Léo Ferré d'avoir dit que « c'est extra » — la
vie, c'est-à-dire —, il eût été séant de lui arracher tout le poil de
l'anus, comme on faisait jadis en certains pays pour châtier les
adultères — une opération appelée paratilmos. Il aurait vu comme
« c'est extra ».