Après le
suicide du poëte Maïakovski, on trouve dans sa chambrette cette note :
« Maman, mes sœurs, mes amis, pardonnez-moi — ce n'est pas la voie (je
ne la recommande à personne) mais il n'y a pas d'autre chemin possible
pour moi. Lili, aime-moi ! » Il faut reconnaître que c'est bien tourné,
et on serait assez tenté d'écrire la même chose, car on en a soi aussi
soupé de l'existence, mais il y a trois hics : on ne connaît pas de
Lili, on n'a pas de sœurs, et surtout, on est de Bezons ! Dans le
Val-d'Oise !
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire