« Quand j'entends le mot vivre, je sors mon revolver ou du poison. » (Luc Pulflop)
jeudi 7 février 2019
Oszillation !
Que ne puis-je catapulter mon déséquilibre dans le rhomboèdre de la beauté même !...
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
Facilité apparente
Stimulé par le jus de pruneau, le « boyau culier » découvre une adresse souveraine qu'on croirait surnaturelle, pour produire d'emblée des merveilles comme ne parviennent à en concevoir ni l'industrie ni le calcul ni le génie même. Elles n'ont coûté pourtant ni veilles ni sueurs. La mollesse préside à cette prodigalité.
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
mercredi 6 février 2019
Scandale
La plus grande provocation au scandale, c'est l'absolue superfluité du vocable reginglette.
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
Anthropomorphisme fécal
Il semble bien que les hommes aient été généralement impressionnés par l'excrément. Sans doute est-ce là le fait d'une obscure identification facilitée par son aspect remarquablement anthropomorphe. L'aspect anthropomorphique d'un élément paraît en effet une source infaillible de son emprise sur l'affectivité humaine. Ainsi en va-t-il par exemple des vampires et des mandragores. Or l'excrément ne rappelle pas seulement la forme humaine par son aspect général, mais il a, comme l'homme, la faculté de tourner la tête pour suivre des yeux ce qui a fixé son attention !
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
Marasme existentiel
Chaque heure qui passe est une nouvelle incitation à l'effondrement.
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
mardi 5 février 2019
Suprématie du pachynihil
L'idée du Rien, toujours supérieure en tout point à ce qu'elle explique, ne cesse de porter en soi le caractère fondamental d'une recherche bien fondée, celui qui dans l'épreuve des forces lui assure une prestigieuse suprématie : qu'elle rend compte de tout sans que rien n'en rende compte.
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
Art poëtique
La lysimaque nummulaire, par sa munificence vocalique, surpasse en euphonie les fastes ordonnés des siphonophores.
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
L'homme, prolongement du « cas » ?
« J'ai cessé peu à peu de considérer l'homme comme extérieur à la nature ou comme sa finalité. Il va sans dire que, de la nature, je n'exclus pas, au contraire, l'excrément, dont l'homme me semble le prolongement extrême et dont il continue aux antipodes de l'univers et par d'autres moyens les démarches obscures. » (Stylus Gragerfis, Journal d'un cénobite mondain)
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
lundi 4 février 2019
Adieux à la réalité empirique
« Renonces-y ! Renonces-y ! » — Comme cela est bien dit, vraiment !
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
Une idée aux pommes
Ce qui est « rien bath », avec l'idée de l'homicide de soi-même, c'est qu'en même temps qu'elle donne à chacun la certitude de son destin, elle lui est concurremment un impératif moral pour tous les conflits et la solution technique de toutes les difficultés.
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
dimanche 3 février 2019
Généralisation radicale et finale
Le procédé de la généralisation, par lequel la géométrie de Riemann a résorbé celle d'Euclide et la physique relativiste celle de Newton en les admettant comme cas particuliers d'une synthèse plus compréhensive, indique au suicidé philosophique la voie à suivre : il doit se généraliser jusqu'à ce que mort s'ensuive.
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
Jugement péremptoire
Selon Gragerfis (Journal d'un cénobite mondain), « l'examen de la réalité empirique est fait pour apporter à qui s'y livre à peu près tous les dégoûts ». — Problème de cohabitation avec une belle-mère envahissante ? Fragilité psychologique ? Besoin compulsif d'« épater le bourgeois » ? Peut-on jamais savoir avec certitude ce qui pousse un homme à dénigrer la réalité empirique ?
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
Pseudopode
Le pseudopode est une expansion du protoplasme qui sert d'appareil locomoteur ou préhenseur aux protozoaires et aux leucocytes.
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
samedi 2 février 2019
L'hygiéniste parle
« Je suis le sergent d'armement Touraine et votre chef instructeur. Ici, vous n'êtes que des vrais connards, est-ce que c'est clair ?
Tous : Chef, oui, chef !
Sergent Touraine : Ici, il est interdit de boire et de fumer ! Vous devez manger cinq fruits et légumes par jour ! Vous allez durer, bande d'enfoirés ! Est-ce bien clair ?
Tous : Chef, oui, chef !
Sergent Touraine : Mon cul, je n'entend rien ! Montrez-moi que vous en avez une paire !
Tous : Nous allons durer, chef !
Sergent Touraine : C'est ça ! Sinon, vous me ferez du parcours à en crever la gueule ouverte !! Vous me ferez du parcours à en têter du p’tit lait par le fion... »
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
Idée fixe
Quand je me promène, insoucieux des chausse-trapes, dans le steppe interminable des heures vagues, ma morosité me ramène à ce point fixe : l'extinction des possibles.
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
Dualisme minoen
Les scènes de défécation représentées sur les fresques de Knossos montrent bien le dualisme fondamental de la société minoenne : l'extrême élégance de l'art au service des plus nocturnes phénomènes vitaux. Tel un « boyau culier », le monde des anciens Crétois paraît être régi par des forces profondes, des impératifs dyonisiaques, des impulsions telluriques. On est loin de l'intellectualisme des Milésiens, incomparablement plus riche en fibres, solubles et insolubles !
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
vendredi 1 février 2019
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