L'écrivain
Thomas Bernhard ne s'assoira plus dans le fauteuil à oreilles des
Auersberger. Il ne nous dira plus que le plat de résistance du dîner
artistique est un véritable sandre du lac Balaton. Il n'accusera plus
telle ou telle chose autrichienne d'être catholico-nationale-socialiste.
Il est décédé, comme cela s'appelle. Il est entré dans « le royaume
muet des os en décomposition ».
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)