« Quand j'entends le mot vivre, je sors mon revolver ou du poison. » (Luc Pulflop)
jeudi 3 janvier 2019
Boussole
« C'est comme si l'idée du Rien m'avait aidé, comme quelque Petit Poucet, à retrouver mon chemin perdu dans le margouillis de l'existence, à m'affranchir par instants des limites d'un être précaire, membre interchangeable d'une espèce elle-même provisoire. » (Gragerfis, Journal d'un cénobite mondain)
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
Impopularité du nihilique
« Un grand nombre de chiens m'ont environné ; une assemblée de personnes remplies de malice m'a assiégé. Ils ont percé mes mains et mes pieds ; et ils ont compté tous mes os. Ils se sont appliqués à me regarder et à me considérer. » (Psaumes, XXI, 17)
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
Art nouveau
Quand tout se passe sans anicroche 1, l'homme du nihil se sent approuvé dans la singulière entreprise qui consiste à chercher dans la rigueur géométrique du suicide une poësie inédite. Il en conçoit une satisfaction fugace et quitte le monde, sinon apaisé, du moins quelque peu rasséréné.
1. Ce fut le cas, par exemple, pour l'écrivain dadaïste Jacques Rigaut.
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
Rouleau compresseur
Selon Gragerfis, un rouleau compresseur serait un engin de compactage motorisé, caractérisé par des roues cylindriques lisses ou à relief dit « pied de mouton », servant à tasser le sol. Cette machine — improbable ancêtre du cheval-vélo ? — possèderait en sus un vibreur à balourd interne.
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
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