samedi 25 juillet 2026

Retenue conceptuelle

 

Pour se donner la mort, le philosophe Deleuze ne s'éventra pas avec grandiloquence comme Mishima. Les giclées flamboyantes, ce n'était pas son genre. Lui, il « créait des concepts ».
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Bizarrerie anatomique

 

Verlaine trouvait que les deux trous de balle que le dormeur du val avait au côté droit étaient drôlement placés. Il en fit la remarque à Rimbaud mais celui-ci refusa de rien changer à son texte.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Évitement lectural

 

Il y a des gens qui lisent pour éviter de penser ; d'autres (ou les mêmes) pour éviter de vivre. Dans tous les cas, on lit pour éviter de faire des choses encore plus désagréables.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Schrödingerisation de l'étant existant

 

Quand on possède la redoutable capacité de déceler le Rien en toute chose, on se trouve dans la situation du chat de Schrödinger : on est mort — au monde, à la mer, aux forêts — tout en étant vivant d'un certain point de vue (celui de l'interprétation de Copenhague).
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

vendredi 24 juillet 2026

Cioran et l'irréparable

 

Le négateur Émile Cioran était obsédé par l'irréparable depuis que dans sa jeunesse, il avait eu un problème de « joint spi ». Il disait à Beckett que les garagistes roumains, il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre. Beckett lui répondait : « I feel sorry for you, old chap. »
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Alternative peyroutonienne

 

Fugace ministre de l'Intérieur de Vichy, Marcel Peyrouton pose l'alternative en ces termes : soit il y a un Dieu, soit tout est permis.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Absence de sauveur suprême

 

Arrivé sur la place de la Concorde, on espère qu'un sauveur suprême va se présenter et nous sortir de notre panade existentielle, mais va te faire fiche : des sauveurs suprêmes — Dieu, César ou tribun —, il n'y en a pas plus que de beurre au fiacre. Le premier à en avoir eu l'intuition est Eugène Pottier dans sa chanson sur les « damnés de la terre » et les « forçats de la faim ». On ne voulait pas le croire, pourtant c'est vrai.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Discrétion du suicidé philosophique

 

Parfois, en se faisant « sauter le caisson », le suicidé philosophique allume un carmin, prolonge l'écho sec d'un vert Véronèse, mais toujours avec discrétion, car il n'aime pas imposer sa voix en parlant trop fort. Il croit aux vertus du silence.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

jeudi 23 juillet 2026

Garou effrayant

 

À vivre dans une chambrette sous les toits, le négateur Émile Cioran avait fini par se persuader que l'horizon de la vie était un immeuble haussmannien, l'idée un cimeterre et le vocable un pal sécant — quand ce n'était pas un « garou effrayant ». Ionesco essaya de le raisonner mais il n'y eut rien à faire.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Crème de marron et homicide de soi-même

 

Le lac Léman offre toutes les commodités pour un suicide propre, silencieux, modeste, bref suisse. Il y en a pourtant qui préfèrent la crème de marron, arguant que « c'est plus commun mais ça tient bon ». Nous n'y voyons rien à redire.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Maison du Jouir

 

En 1901, le peintre Paul Gauguin construisit à Atuona, dans les îles Marquises, une maison qu'il baptisa Maison du Jouir. Mal lui en prit car il fut bientôt frappé d'un eczéma purulent et on le vit, deçà, delà, pareil à la feuille morte, se gratter comme un forcené. Une leçon à méditer pour tous les adeptes du « jouir ».
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

À Arles

 

Malgré la propagande insensée qui voudrait nous faire dire « en », nous continuerons d'aller « à » Arles et « à » Avignon (ou plutôt de ne pas y aller car nous ne sommes pas fanatique de ce genre d'endroits).
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

mercredi 22 juillet 2026

Pas peu dire

 

La vie fait encore plus peur que Daniel Emilfork dans le rôle du Canaque.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

X-ray vision


 
Une fois qu'on s'est habitué à voir les humains comme des squelettes enveloppés d'une vague forme charnelle, on est tranquille du côté de « l'amour ». On est comme le docteur Behrens — le radiologiste de la Montagne magique — devant l'envoûtante madame Chauchat.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Littérature gauchesque


Quand on lit dans Borges les noms d'Hilario Ascasubi et d'Estanislao del Campo, on se dit : « Qui c'est ces mecs-là ? » On est déboussolé. Puis peu à peu, on reprend pied.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Chacun son chemin

 

Le Premier ministre Pierre Bérégovoy fit le choix de se suicider « au bord d'un canal où il était souvent venu goûter la paix et la beauté des choses ». Il ne se pendit pas à la grille d'un égout dans une ruelle sordide comme son presque homonyme le poëte Gérard de Nerval. Chacun sa route, chacun son chemin, passe le message à ton voisin, nous enseigne le chanteur Tonton David.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

mardi 21 juillet 2026

Pas de lundi au soleil pour Émile Cioran

 

Le négateur regardait sa montre, il était déjà huit heures. Il embrassait tendrement Simone et un taxi emportait cette dernière. « Tu t'en vas, mon cœur, parmi ces milliers de gens », soupirait-il. Et il se disait que c'était une journée idéale pour marcher dans la forêt. Comme il aurait aimé, le négateur, aller se coucher seul dans les genêts ! Mais il avait des aphorismes à écrire, il n'y avait pas moyen d'y couper. Il fallait bien gagner sa croûte...
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Non-lecture d'Unamuno

 

Si le monstre bipède avait un minimum de sentiment tragique de la vie, il ne vivrait pas comme il vit c'est-à-dire comme un porc. Mais il n'a pas voulu lire Unamuno parce que « c'est écrit trop petit et il y a trop de mots ».
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

À lurelure

 

On n'imagine pas l'Ecclésiaste allant aux ouataires pour faire la grosse commission, puisque selon lui tout était vain. Sûrement faisait-il sur place, comme ça se trouvait, « à lurelure ».
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Écorchons les mimes

 

Quel genre de personne, ou plutôt quel genre de monstre faut-il être pour trouver distrayant ou même simplement supportable un spectacle de mime ? Pour n'avoir jamais caressé l'idée d'écorcher vif le mime Marceau, comme le roi des Perses Sapor Ier fit à l'empereur Valérien, selon la version de Pierre le Patrice ?
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

lundi 20 juillet 2026

Bègles

 

On pourra nous infliger le supplice des brodequins ou celui des poucettes, nous ne dirons pas Bègles. Nous avouerons tout ce qu'on voudra, mais pour rien au monde nous ne prononcerons ce nom honni : Bègles.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Betteraves molles du désespoir

 

Couper les ponts avec l'autrui lévinassien, cela signifie rester chez soi et vivre, comme on dit, en autarcie. On y parvient en cultivant dans son jardin des légumes riches en glucides et en désolation : les fameuses « betteraves molles du désespoir ».
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

On veut du vin chaud

 

À eux deux, Couronne Alfred (face d'alcoolique, viande grise, mou partout) et Couronne Lucienne (gueule en gélatine et saindoux, trois mentons, nichons qui dévalent sur la brioche) résument l'humanité. Qu'est-on venu faire parmi ces affreux ? Nous, tout ce qu'on voulait, c'était du vin chaud. On peut dire qu'il nous aura coûté cher, le vin chaud !
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Douche en B

 

Pour un habitant de la capitale du Tadjikistan désireux de se débarrasser de la poussière et des fétus, le fin du fin est de prendre une « douche en B » (une douche qui épouse la forme de la deuxième lettre de l'alphabet cyrillique).
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

dimanche 19 juillet 2026

Un monde sans Malraux

 

Si André Malraux n'avait pas existé, l'adjectif malrucien serait inconnu, de même que l'expression « les cris perdus des moutons des tabors » ; et le malheureux Jean Moulin ne saurait pas s'il doit entrer ici ou attendre encore un peu.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

La contrainte du style

 

Une fois devenu écrivain, c'est fini, vous n'avez plus le droit de vous exprimer normalement. La moindre lettre que vous écrivez doit comporter un nombre suffisant d'expressions originales, sinon on va croire que vous êtes « comme tout le monde ». C'est très pénible.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Lecture et hypocondrie

 

Il y a des auteurs qu'on ne peut lire que quand on est en bonne santé, d'autres, seulement quand on est malade. Or nous, il se trouve que nous sommes tout le temps malade — c'est du moins l'impression que nous avons. Conclusion : nous ne lirons jamais les auteurs de la première catégorie.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Un monde sans Kafka

 

Si Kafka n'avait pas existé ou s'il n'avait rien écrit ou si Max Brod avait brûlé ses manuscrits comme il s'était engagé à le faire, l'adjectif kafkaïen n'existerait pas et Marthe Robert aurait dû consacrer sa vie à autre chose. Mais à part ça, tout eût été pareil.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

samedi 18 juillet 2026

Jacques non plus

 

Depuis l'époque où l'homme de Cro-Magnon s'est mis à réfléchir aux choses (au monde, à la mer, aux forêts ; aux roses que l'hiver prépare en secret), personne n'a été capable de comprendre à quoi rimait l'existence, le « réel » et tout le tralala. Pas même le grand savant Jacques Monod qui, sur son lit de mort, faisait encore cet aveu déchirant : « Je cherche à comprendre. »
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Une expérience décevante

 

L'écrivain Claudio Magris fut un temps doyen mais son décanat le laissa déconfit.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Pas de hibou pour l'idéalisme transcendantal

 

Parce qu'il peut s'acclimater dans des cervelles situées en tout point du globe, l'idéalisme kantien est cosmopolite, mais sa famille habite dans le Loir-et-Cher. Ces gens-là ne font pas de manières, ils passent l'automne à creuser des sillons. Comme on peut le penser, ils sont contents de la réussite de l'idéalisme kantien, mais ils ont un regret, c'est qu'il vive sans jamais voir un cheval, un hibou (ce ne sont pas des « choses en soi »).
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Oubli du bonheur et précipitations

 

C'est au moment précis où l'on s'aperçoit qu'on a tout oublié du bonheur qu'il se met à neiger sur le lac Majeur — comme par un fait exprès, comme si on n'était pas déjà assez accablé.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

vendredi 17 juillet 2026

Cri qui tue

 

Le kiai, le mythique « cri qui tue » des maîtres d'arts martiaux, n'aurait pas pour seul effet de sidérer l'adversaire. En faisant circuler le chi — le souffle vital —, il serait aussi capable de rééquilibrer le corps ! Cela paraît presque incroyable, mais c'est pourtant ce qu'affirme Jean-Paul Duchêne, enseignant de tai chi rompu aux techniques de circulation de l'énergie par la voix. Laissons-lui la parole. Ou plutôt non.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Fond de méchanceté du monstre bipède

 

Le monstre bipède écrit des poëmes, compose des sonates et peint des tableaux de peinture, mais sous ses poëmes, ses sonates et ses tableaux de peinture se cache un fond de méchanceté. C'est ainsi que le 18 mars 1563, à Paris, il tenailla de fers chauds Poltrot de Méré en plusieurs endroits de son corps, le fit écarteler par quatre chevaux jusqu'à ce que mort s'ensuive, puis pendit ses restes à la voûte de la porte Saint-Denis.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Métier le plus chic

 

Les écrivains sont persuadés que le métier le plus noble, le plus gratifiant, et qui permet le mieux de « faire sa frime comme James Dean » est celui d'écrivain, mais c'est en réalité celui de piccoliste dans l'orchestre philharmonique de Douchanbé.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Saisissement de Nina

 

Dans La Mouette, quand Nina apprend le suicide de Konstantin, elle est si bouleversée que toutes les notions se confondent dans sa tête : le vrai, le faux, le laid, le beau, le dur et — c'est à peine croyable — le mou qui a un grand cou.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

jeudi 16 juillet 2026

Un historien cruciforme

 

L'historien Taine trouvait qu'il y avait chez son confrère Lavisse quelque chose qui rappelait une croix, quelque chose de « cruciforme ». Mais quoi, impossible de mettre le doigt dessus.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Oulipisme transcendantal

 

« Et Georges Perec colporte trop l'occulte. » Cette phrase, non contente d'être un palindrome, comporte exactement sept fois la lettre e. Sept, le plus petit nombre dont la somme des diviseurs est un cube ! Sept, le seul chiffre non atteignable par multiplication ou division avec les entiers de un à dix ! Sept, le premier nombre brésilien !
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

La tentation de l'exil

 

L'autrui lévinassien ne s'intéresse à rien de ce qui nous intéresse, et surtout pas au tathâta — qui, faut-il le rappeler, désigne chez les bouddhistes la véritable nature de la réalité à un moment donné. Devrait-on aller vivre en Inde, au Népal ou au Thibet pour se sentir moins seul ? 
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Surplace du monstre bipède

 

Le monstre bipède est exclusivement bipède depuis l'époque d'homo ergaster, il y a environ deux millions d'années. Quant à homo sapiens, il existe depuis au moins trois cent mille ans et il est toujours aussi exécrable. Il prend toujours autant de place avec ses gros genoux et fait toujours autant de bruit en mangeant. Contrairement à ce que prétendent certains, the times, they are not a-changin', en tout cas ce n'est pas frappant.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

mercredi 15 juillet 2026

Principe d'exclusion

 

Selon le principe d'exclusion de Pauli, les électrons appartenant à un même système ne peuvent pas se trouver simultanément dans le même état quantique, sans quoi ils se traiteraient mutuellement de « potiron » et pourraient même en venir aux mains (tant ils sont farouches).
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Colique particulaire

 

Quelle quantité de gluons un homme peut-il ingurgiter avant de se sentir ballonné ? Et de muons ? De bosons de Higgs ? Quelle quantité, Catilina, abuseras-tu de notre patience ?
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Fraternisation impossible

 

Il est impossible de fraterniser avec une personne qui se targue de lire de l'ermanesse, cette personne fût-elle dotée d'un « boule » et de « biberons Robert ». Le mauvais goût dont elle fait preuve réduit à néant le magnétisme de ses appas.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Trivialité du Rouquemoute

 

Dans la pièce de Sophocle, à propos de l'épée qu'il a reçue en cadeau d'Hector, Ajax parle d'une « douleur coupante ». C'est cette épée qu'il va utiliser pour se suicider. Dans La Métamorphose des cloportes, en revanche, à propos du chalumeau dont il a besoin pour casser le « coffiot », le Rouquemoute dit simplement « le chalumeau ».
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

mardi 14 juillet 2026

Dit Pléthon

 

Comme le philosophe byzantin Georges Gémiste, nous sommes seulement « dit Pléthon ». Nous n'avons pas d'énergie pour plus.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Fausse queue de Ponge

 

Médiocre joueur de billard, Jean-Paul Sartre n'en accepta pas moins d'affronter Francis Ponge, car il pensait que la manie descriptive de ce dernier le conduirait à faire des « fausses queues ». Et c'est exactement ce qui se passa. Alors que c'était son tour de viser une boule, Ponge se mit à la décrire dans sa tête... et il ripa. « Liberté et aliénation ! », s'exclama Sartre.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Des types marrants

 

On lit de l'Émile Cioran et on se dit : « Tiens, il est marrant, ce gars-là. » Puis on referme le livre et on pense à autre chose. Et avec les autres écrivains, c'est pareil : « Tiens, ils sont marrants, ces gars-là. » On pensait qu'ils allaient peut-être changer notre vie, mais non.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Un « souci de santé » du Grandiloque

 

Contrairement à celui des réels, le corps d'Émile Cioran n'était pas totalement ordonné. Parmi les désordres dont souffrait le négateur, le plus gênant était un fourmillement quasi constant dans les « guizots ».
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

lundi 13 juillet 2026

Le dabe

 

Quand Perec trouva le titre Espèces d'espaces, il se dit que personne n'inventerait jamais rien d'aussi spirituel, qu'il était définitivement « le dabe ». Il invita tout le monde à boire un coup de mousseux pour fêter ça.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Impudence des Châtenaisiens et des Perreuxiens

 

Il faut être un malappris de Châtenay ou un désespéré du Perreux pour parler ainsi du Raincy.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)