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samedi 8 mars 2025

Vent froid

 

Le nouvelliste uruguayen Horacio Quiroga trouvait qu'un vent froid soufflait du côté du fleuve, mais il ne savait pas comment le dire pour que ça « fasse écrivain ». Il n'arrivait pas à trouver mieux que « un vent froid souffle du côté du fleuve ». Finalement, il avala une pilule de cyanure et la question fut réglée.
 
(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)

mercredi 27 juin 2018

Un inadapté


Comment se faire à la finitude du Dasein ? L'écrivain uruguayen Horacio Quiroga ne s'y fit jamais. Atteint d'un dégoût prononcé de la vie, il met fin à ses jours en 1937 dans un hôpital de Buenos Aires, en avalant une pilule de cyanure.

Dans son Journal d'un cénobite mondain, Gragerfis le dépeint comme « un dandy tourmenté, irrésistiblement attiré, comme ses personnages qui lui ressemblent tant, par la dangereuse beauté de cette grande forêt tropicale : le Rien ».


(Johannes Zimmerschmühl, Pensées rancies et cramoisies)