« Quand j'entends le mot vivre, je sors mon revolver ou du poison. » (Luc Pulflop)
vendredi 16 novembre 2018
Un martyr de l'haeccéité
« Mon idée la plus intime est de ne pouvoir être celui que je suis. Je ne puis pas me reconnaître dans une figure finie. Et Moi s'enfuit toujours de ma personne, que cependant il dessine ou imprime en la fuyant. »
(Paul Valéry, Tel quel)
Événement
« L'ennui qui suinte de la vie et imprègne le Dasein comme ferait la pisse urticante d'une chauve-souris purpurine, cet ennui écrasant, Messieurs, m'inciterait presque à considérer la mort d'un œil neuf : comme un événement. »
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
Sur les traces de Tou Fou
Et maintenant tâchons, comme Tou Fou, de tirer des malheurs de la guerre et de notre misère personnelle une poésie originale...
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
Embellissement
Le citoyen Jutique, que ses fonctions de commissaire des relations commerciales retiennent à Madère, mais qui ne cesse d'y cultiver avec beaucoup de zèle l'idée du Rien, a fait parvenir à ses confrères un mémoire où il affirme que cette idée, si belle par ses couleurs, si curieuse par ses formes, serait des plus faciles à multiplier dans nos contrées, où elle contribuerait, par l'époque de sa floraison, à embellir nos saisons rigoureuses.
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
Calmant suprême
Celui que tourmente une conscience agitée par le bourrellement incessant de l'haeccéité, la temporalité du temps, la mortalité de l'être mortel, ne peut faire mieux que de se tourner vers l'idée du Rien, si propre, par sa pénétrante onction, à calmer ses agitations et son trouble.
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
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