« Quand j'entends le mot vivre, je sors mon revolver ou du poison. » (Luc Pulflop)
jeudi 29 novembre 2018
Recette
Choisissez une météorite de belle taille, de préférence sans poche pierreuse (elles sont d'ailleurs les plus rares et fort recherchées des savants), et carrez-vous-la dans le fondement. Vous verrez apparaître des entrelacs de triangles, des polygones imbriqués, tout un système complexe d'obliques et de parallèles, qui se répètent comme semis de papier peint : les figures dites de Widmanstätten. La vie n'est-elle pas surprenante ?
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
Vice honteux
Derrière les murs involucrés du Moi, l'homme du nihil se livre à une bacchanale d'inexistence.
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
Intransigeance nihilique
Laisser passer en soi le Rien, cela signifie, pour l'homme du nihil, céder à cet appel venu des tréfonds de sa pachyméninge qui l'exhorte à retourner au silence et à l'inerte.
Investigateur inlassable, il a conjecturé jusque dans le morne intérieur des pierres l'analogue de cette effusion néantique. Il a suivi le fantasque Mi Fou, ses respects et ses ferveurs. Comme l'esthète chinois, il lui a même semblé saisir, dans la contemplation hallucinée du minéral, une des naissances possibles de la poësie. Mais la concordance s'arrête là. Car de Mi Fou, il ne partagera jamais les abdications 1.
1. Selon Gragerfis, Mi Fou aurait renoncé à cultiver la pensée de l'homicide de soi-même pour se consacrer plutôt à la calligraphie.
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
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