jeudi 5 février 2026

Piquante Marguerite Urcelar

 

Vers la fin de sa vie, la romancière Marguerite Urcelar était dotée d'une moustache assez fournie. Quand elle vous faisait la bise, cela piquait. On aurait pu croire qu'elle était engagée dans un processus de « transition de genre », mais même pas. Ça s'était fait comme ça, tout doucement, sans faire de bruit ; comme la vie quand elle sépare ceux qui s'aiment, ou comme la mer quand elle efface sur le sable les pas des amants désunis.
 
(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)

Prends ça

 

Pour se venger de l'être, dire Joséphine Bancaire (comme une agence ou un virement).
 
(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)

Liberté de chiner

 

Le plus beau présent de la vie est la liberté qu'elle vous laisse d'en sortir à toute heure pour aller faire un tour à la brocante de Frotey-lès-Vesoul des fois qu'il y aurait quelque chose d'intéressant.
 
(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)

Un auteur pas aidant

 

Si vous tombez dans la Seine du pont Mirabeau, il ne faut pas compter sur Mauriac pour vous lancer une bouée ou pour se jeter à l'eau. Il est fort pour disséquer les passions de l'âme et taper sur la bourgeoisie provinciale, mais à part ça...
 
(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)