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samedi 8 août 2026

Poésie fantaisiste vs. homicide de soi-même

 

Nonobstant la rumeur, se jeter sous un autobus ou dans un puits busé est plus simple que d'écrire de la poésie fantaisiste dans le style de Paul-Jean Toulet : on n'a pas besoin de chercher des rimes, ni même des contrerimes.
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

samedi 23 mai 2026

Vieux motard que Jammes hait

 

Le poëte Francis Jammes poursuivait un motocycliste de sa détestation, un motocycliste assez âgé. C'est Paul-Jean Toulet qui le raconte.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

samedi 5 avril 2025

De la bêtise volontaire

 

On peut être bête comme l'est le monstre bipède, c'est-à-dire naturellement, mais on peut l'être aussi par modestie (cas de Paul-Jean Toulet) ou par dégoût de l'intelligence (cas plus épineux nécessitant l'emploi de fractions continues).
 
(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)

vendredi 27 décembre 2024

Vie non vaine

 

Y a-t-il une seule personne dont on puisse dire qu'elle n'a pas vécu sa vie en vain ? Si le Grand Babu nous demandait d'en nommer une, nous serions bien embarrassé. Peut-être le poëte Paul-Jean Toulet ? Après tout, il a écrit des « contrerimes », et ce n'est pas rien... Mais même lui, c'est douteux.
 
(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)

vendredi 4 octobre 2024

Bataille de Philippes

 

Il y a fort à parier que comme Brutus, le poëte Paul-Jean Toulet eut le triste présage du sort qui l'attendait à la bataille de Philippes. Ça se sent dans ses poëmes. Dans chacune de ses contrerimes, on sent le quidam qui sait qu'il va mourir à la bataille de Philippes. Et de fait, le lundi 6 septembre 1920...
 
(Lucien Ganne, Syllogismes de la mer Rouge)

mercredi 17 octobre 2018

Ultime fantaisie


Chef de file des poètes fantaisistes, Paul-Jean Toulet meurt à Paris le 6 septembre 1920.

(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)

samedi 14 juillet 2018

Hommage à Paul-Jean Toulet


On reste assis, le matin, en robe de chambre, la longue pipe au bec, à la terrasse de la taverne, sur la place du Marché, à boire des verres de « casse-patte », à ruminer la temporalité du temps, la mortalité de l'être mortel, l'odiosité de l'haeccéité... Puis « le soir tombe : on n'est plus très jeune. »

(Marcel Banquine, Exercices de lypémanie)