Quand
soudain on prend conscience qu'on existe, on éprouve un sentiment
fiévreux de terreur et de mélancolie que ne parviennent à dissiper ni le
mouvement de la voiture, ni l'aspect de Paris, ni l'éloignement relatif
où l'on se trouve des aliénés.
Si
tu veux savoir pourquoi il y a en général de l'étant et non pas plutôt
rien, ne demande pas à la poussière, ce serait une perte de temps,
demande à Badiou. Il est philosophe, il doit savoir.