« Quand j'entends le mot vivre, je sors mon revolver ou du poison. » (Luc Pulflop)
vendredi 21 décembre 2018
Un ami précieux
Élargissant sans cesse le cercle d'une solitude où il se condense peu à peu en un amas punctiforme, le nihilique en vient à reconnaître dans le taupicide son seul ami véritable. Situé à l'extrême de la taciturnité, le nitrate de baryum qui en constitue la partie principale est placé du même coup aux antipodes de l'homme et de la pensée. On le devine contenir en sa masse impassible la totalité des transformations possibles de la matière, sans rien en exclure — surtout le néant.
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
Hommage à Jean-Guy Floutier
Limon noir
Comme le Nil, l'idée du Rien charrie un précieux limon noir : c'est un fleuve nourricier. Et ainsi que l'a souligné Gragerfis : « ce fleuve bienfaiteur, il ne tient qu'à chacun d'en accroître, fût-ce pour une part infinitésimale, les antiques alluvions ». — Comment ? Mais par l'homicide de soi-même !
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
Désespérance du peuplier
L'andante convient assez à la désespérance de l'homme du nihil — et à celle, plus feuillue, du peuplier.
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
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