lundi 24 février 2025

Imitation de Pascin


À l'instar des dessins et tableaux de Pascin, notre « conscient intérieur » est nimbé d'une indicible tristesse. Allons-nous, comme le peintre, nous ouvrir les veines des deux bras, écrire avec notre sang « Adieu Lucy » sur les murs de l'atelier, enfin nous pendre à la poignée de la porte ? Être inhumé d'abord au cimetière de Saint-Ouen puis transféré plus tard au cimetière du Montparnasse à la demande de notre famille ? Ou bien... ne rien faire ? — Nous connaissant, sans doute ne rien faire.
 
(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)

Attentat kesselien

 

Pour un amoureux des belles-lettres, il n'existe pas de douleur plus cuisante que de se faire mordre le fiacre par le lion de Joseph Kessel. On se promène en voiture hippomobile dans le Parc national d'Amboseli, et tout à coup... ce sacré lion ! Et il y va, le salop !
 
(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)

Gnothi seauton

 

Le bonheur ineffable que cela doit être, de pouvoir énoncer : « Bonjour, je m'appelle Untel et je suis alcoolique » !... On sait enfin ce qu'on est ! Un alcoolique !
 
(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)

Irrévérence gombrowiczienne


Dans son Journal, Gombrowicz compare le rire de Butor à celui d'une boîte de sardines en plein Sahara. Railler ainsi le spirituel Butor !
 
(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)