« Quand j'entends le mot vivre, je sors mon revolver ou du poison. » (Luc Pulflop)
jeudi 20 décembre 2018
Propos d'ivrogne
Quand Parménide affirme qu'il n'est par définition que l'Être, immobile, complet, homogène, et que tout le reste n'est que « variation d'éclat par la surface », on peut à bon droit se demander s'il n'a pas bu. — Et le Rien alors, sentencieux Parménide ? N'est-il pas lui aussi « immobile, complet et homogène » ? — Ô vanité ! ô néant ! « ô aueuglement estrange des hommes, gloriatur in malitia sua ! »
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
Déjà jadis
Retiré près d'Antibes à la fin de la guerre, Georges Ribemont-Dessaignes meurt à Saint-Jeannet le 9 juillet 1974.
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
Diversions
L'homme du nihil arrive parfois à distraire son marasme par la contemplation d'objets insolites ou par des réflexions sur la condition végétale, enfin par la description méticuleuse d'excréments fossiles que les savants nomment coprolithes. De ces divertimenti, il sort pénétré de l'opulente immensité du Rien, mer plate qui recèle un iode puissant dont nul opium ne procure des enchantements aussi variés, aussi recommencés.
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
Pyrrhonisme malacologique
Échaudé par la félonie du Grand Tout, j'en vins à mettre en doute la réalité de ce mollusque que les naturalistes nomment térébratule.
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
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