« Quand j'entends le mot vivre, je sors mon revolver ou du poison. » (Luc Pulflop)
samedi 8 décembre 2018
Tête de chien
Les nodules qui composent ce que les philosophes appellent la « réalité empirique » sont boulets gris et rugueux, franchement rébarbatifs. Il faut les rompre pour connaître les spectacles qu'il leur arrive de receler : rien, le plus souvent, qu'une morne matière peu translucide ; mais parfois des tracés capricieux ; des veines parallèles dont les méandres évoquent de façon frappante une tête de chien couché.
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
Zérumbet zététique
Volontiers zététique comme le zérumbet, cette plante herbacée voisine du gingembre, connue au Cambodge sous le nom de phteu, dont les inflorescences coniques poussent à partir des rhizomes souterrains.
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
Autre désespéré
La lourde masse déchiquetée d'un autre suicidé philosophique, retiré celui-là du lac Supérieur, paraît s'enorgueillir de pouvoir montrer, malgré son épaisseur, l'effilé, l'émacié propre au nihilique et qu'on ne constate jamais sur les sectateurs du Grand Tout. Il fait savoir qu'il fut porté à une terrible incandescence par l'idée du Rien, puis laissé à refroidir interminablement au fond d'eaux calmes, où une lente chimie, sans en émousser les aspérités, le recouvrit d'une patine polychrome.
(Théasar du Jin, Carnets du misanthrope)
Bouturage de polype
Pour celui qu'insupportent les herbacées absurdes du réel, couper et bouturer des polypes ne sont pas de vaines distractions.
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
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