Voyons voir... Du kabanos pour Bernanos, de la mortadelle pour Claudel, une saucisse de l'Aubrac pour Mauriac, et pour Péguy... peut-être des rillauds ?... Ou du salami, tiens.
Dans
le temps, ce n'était pas pareil. Dans le temps, il fallait qu'un bâton
de chaise fût bien fait. Tandis que maintenant... Faut voir ça... Tout
est cochonné !
Amoureux
comme Barrès de la terre et des morts, Péguy s'était acheté un petit
lopin du côté du Vésinet. Mais il n'eut pas le temps d'en profiter car
il fut tué lors des premiers jours de la guerre. Il nous a laissé une
œuvre magistrale qui nous aide à penser le monde moderne. En plus, ce
qui est choucard quand on lit du Péguy, c'est que ce n'est pas lassant.
Charles Péguy, qui allait trouver la mort au front de Villeroy le 5 septembre 1914, semble déjà hanté par le spectre de la rétention, comme le montre cette confidence faite en septembre 1913 à son ami Joseph Lotte : « Il faut que je produise jusqu'à ce que je meure. Je n'ai pas le droit de m'arrêter. »