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samedi 21 mars 2026

Omniprésence divine

 

S'il faut en croire le vénérable Bède, le démiurge possède un trait en commun avec Lucien Rebatet et Pierre-Antoine Cousteau : il est partout.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Rien que du mou

 

Comme le peintre Grandgil lorsqu'il prend à partie le bistrotier Alfred Couronne, nous demandons à l'autrui lévinassien ce qu'il est venu foutre sur terre, nom de Dieu. Nous lui demandons s'il n'a pas honte d'exister et s'il ne va pas changer de gueule un jour. Nous ajoutons « saloperie, va ».
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Barbecue scolastique

 

Manger des chipos avec Guillaume de Champeaux ; discuter avec lui de réalisme et de nominalisme ; pour le faire bisquer, affirmer après Roscelin que les universaux sont des abstractions qui n'existent que dans l'esprit de celui qui les forme.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Cocuage inéluctable

 

Dans la vie, on peut être de bonne foy autant que le poëte des Planches courbes, on peut avoir des principes autant que Gavrilo, on ne s'en retrouve pas moins cocu comme Phillip.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

vendredi 20 mars 2026

Règle de conduite

 

On croit qu'un assassin n'a pas de principes, mais Gavrilo en avait : il ne tuait que les archiducs (et leur bonne femme, si elle avait le malheur d'être dans les parages).
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Aberrations

 

On n'a pas idée d'habiter seul avec maman dans un très vieil appartement situé rue Sarasate, à deux pas de l'ancien hôpital Boucicaut. Cela défie le sens commun. Quant à exhiber son fiacre sur la scène d'un cabaret, on n'en a pas idée non plus, et l'eût-on... encore faudrait-il posséder un fiacre !
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

mercredi 15 mars 2023

Tristesse du monde

 

S'il n'existait rien de plus triste qu'une fête foraine, on pourrait dire que le monde est triste comme une fête foraine. Mais il y a plus triste qu'une fête foraine, il y a... le vocable victuailles. Il faudra donc dire que le monde est triste comme le vocable  victuailles.
 
(Maurice Gaber, Pensées de pascal et d'ailleurs)