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mardi 27 janvier 2026

Bouillabaisse

 

Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre que n'en a jamais rêvé la philosophie des Horatio de tout poil. Un exemple entre mille : le vocable bouillabaisse.
 
(Fernand Delaunay, Glomérules)

mercredi 21 janvier 2026

Signifying nothing

 

La vie est une histoire pleine de bruit et de fureur, racontée par un bredin. La scène se passe dans un bar-tabac de Jaligny (Allier) et le bredin raconte l'histoire à deux maraîchers, les frères Grafouillères.
 
(Fernand Delaunay, Glomérules)

samedi 8 novembre 2025

Abomination de Dunwich

 

Quand on est un « vieux jeton » et qu'on aperçoit sa bobine dans un miroir, on est tenté de réagir comme Macduff devant le cadavre de Duncan : « Ô horreur, horreur, horreur ! Que le cœur ne peut concevoir, ni la langue nommer ! »
 
(Jean-Guy Floutier, Philosopher tue)

vendredi 24 octobre 2025

William le Pompeux

 

Être ou ne pas être. Mon royaume pour un cheval. Si vous nous piquez, est-ce que nous ne saignons pas. Voilà. C'est à peu près tout. Il n'y a pas de quoi en faire un fromage. À moins que... quelque chose ne nous échappe ? Chez William le Pompeux ?
 
(Jean-Guy Floutier, Philosopher tue)

mardi 5 août 2025

Alpinisme métaphysique

 

En juillet 1948, le philosophe Ricœur se lance dans l'escalade d'une falaise métaphysique très abrupte. Il est en train de se livrer à une interprétation de l'être et du sens à travers l'analyse des symboles et des récits quand son pied dérape. Comme le comte de Gloucester, il tombe « de l'effrayant sommet de ces bornes crayeuses ». Il est condamné aux béquilles pendant un mois.
 
(Jean-Guy Floutier, Philosopher tue)

vendredi 1 août 2025

Littérature

 

On proclame que la vie est une histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et fureur, et voilà, le tour est joué — tout le monde est content, on peut rentrer chez soi.
 
(Jean-Guy Floutier, Philosopher tue)

mardi 10 juin 2025

Pari fou de Banquo

 

Dans Macbeth, le thegn de Lochaber, ayant répondu correctement aux questions bleues, blanches et rouge, choisit de ne pas partir avec ses gains mais d'affronter une question difficile pour tenter de gagner la somme — énorme pour l'époque — de 1000 francs. Pour l'encourager, le public scande : « Ban-quo ! Ban-quo ! » — mais il échoue et ne se voit offrir qu'un jeu de société. Il est terriblement déçu.
 
(Jean-Guy Floutier, Philosopher tue)

vendredi 6 décembre 2024

Du singe


 
La vie, on dirait du singe. Mais sommes-nous des biffins, pour manger de cette cochonnerie ? Si vous nous piquez, est-ce que nous ne saignons pas ? Si vous nous chatouillez, est-ce que nous ne rions pas ? Et cætera, et cætera.
 

(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)

samedi 6 juillet 2024

Rien n'est ça

 

Bach n'est pas mal. Le Caravage non plus. Quant à Shakespeare, il a de bons moments. Pourtant... Pourtant Luc Pulflop a raison : rien n'est ça.
 
(Henri-Marcel Chissant, Hippocastanacées)

vendredi 31 mai 2024

Embrouillamini

 

La vie est une histoire pleine de bruit et de fureur, tellement sans queue ni tête qu'on la dirait contée par un carabe — un carabe « embrouillé ».
 
(Henri-Marcel Chissant, Hippocastanacées)

dimanche 11 février 2024

Un gars pompeux

 

Le dramaturge Christopher Marlowe était assez pompeux : il ne s'exprimait qu'en pentamètres iambiques.
 
(Marcel Rocabois, Le Néant et l'être)

samedi 5 novembre 2022

Gros débile

 

Quand Shakespeare dit : « Ô toi, sommeil, singe de la mort », ne croirait-on pas entendre un « gros débile » ?

(Louis Ribémont, Mémoires d'un gluon)

vendredi 21 octobre 2022

Maladie honteuse

 

Que peut-on faire, quand on est insensible à l'œuvre de Shakespeare ? Une seule chose : dissimuler !

(Louis Ribémont, Mémoires d'un gluon)

dimanche 6 février 2022

À propos de bottes

 

Le nihiliste russe Dmitri Pissarev, un jour qu'il était « gonflé à bloc », aurait déclaré qu'une paire de bottes valait mieux que les œuvres de Pouchkine et de Shakespeare réunis. L'homme du nihil n'a rien à redire à cela, mais il considère pour sa part qu'une paire de bottes, ou même de simples chaussons, vaut mieux que la réalité empirique en général (y compris, bien sûr, les œuvres de ces deux ballots). Il est vrai que les bottes — ou les chaussons — font aussi partie de la réalité empirique, mais passons : c'est juste « histoire de dire ».

(Fernand Delaunay, Glomérules)

vendredi 10 septembre 2021

Synthèse

 

Pour qui sait lire entre les lignes, tout ouvrage de littérature peut se résumer en une phrase : « Untel est un salop et je le crèverai. » Shakespeare, Cervantes, Dostoïevski, Flaubert, et avec eux tous les écrivains depuis l'Antiquité, n'ont finalement écrit que cela : « Untel est un salop et je le crèverai. »

(Fernand Delaunay, Glomérules)

dimanche 29 août 2021

Anywhere out of this world

 

« Mon royaume, mon royaume 1 pour un cheval-vélo ! »

1. Ce que l'homme du nihil nomme son « royaume » n'est rien autre chose que... le Rien (le pachynihil). Mais oui ! (NdE)

(Fernand Delaunay, Glomérules)

lundi 21 juin 2021

Rectification


Selon l'homme du nihil (propos de table rapporté par Gragerfis), « la vie n'est pas, comme l'a cru naïvement Shakespeare, une histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien, mais tout simplement une grosse tourte de m... ».

(Fernand Delaunay, Glomérules)

vendredi 27 décembre 2019

Bien


L'homme du nihil trouve que la pièce Macbeth de Shakespeare est « bien », certes, mais tout de même pas aussi bien que de se pendre.

(Lucien Pellepan, Énantioses profectives)

mardi 25 septembre 2018

Délestage


Pas plus que Shakespeare, ou Dostoïevski, ou Rubens, ou Titien, ou Wagner, le sujet déféquant ne travaille pour faire de l'art. S'il « fait », c'est pour se débarrasser de son faix, pour mettre dehors ce grand paquet de choses vivantes — ou perçues comme telles —, opus non factum...

(Raymond Doppelchor, Océanographie du Rien)

lundi 16 juillet 2018

Shakespeare et son critique Glapusz


Tout lecteur attentif de Shakespeare n'a aucun mal à déceler chez cet auteur une forme de scepticisme radical et final qui ne reconnaît pas de support, de plancher ni même de tasseau à l'univers, ainsi qu'une dissolution totale du Moi. Contrairement aux personnages de Marlowe pourvus d'une éléphantesque « volonté de puissance », les créatures shakespeariennes, crispées sur leur soliloque comme le suicidé philosophique sur son flacon de taupicide, sont désespérément engluées dans un conflit intime avec leur « odieux Moi ». Et quand Hamlet dit « there is nothing either good or bad, but thinking makes it so », ne croirait-on pas entendre Sextus Empiricus disserter sur le « ou mâllon » (Esquisses pyrrhoniennes, I, 188) qui signifie dans le vocabulaire du scepticisme pas plus ceci que cela, ou pourquoi ceci plutôt que cela ? 

Mais ici, attention : la méthode appelée isosthénie, qui consiste à opposer à chaque argument un argument contraire de force équivalente, peut conduire le sceptique, s'il n'y prend garde, dans la situation du célèbre âne de Buridan, ou même — horresco referens — à expérimenter le non moins célèbre fauteuil rotatoire des aliénistes — et l'homme du nihil, auquel son pyrrhonisme a souvent coûté cher, est bien placé pour le savoir.

(Léon Glapusz, Mélancolie bourboulienne)