vendredi 22 mai 2026

Discours de réception de Roger Caillois à l'Académie française et réponse de René Huyghe

 

Chez nous, à la maison, c'est moi le grand garçon. J'aime toucher à tout. Je m'appelle Caillois. Même si je suis grand, je pleure de temps en temps, mais ça ne dure jamais longtemps. J'ai écrit des livres sur les pierres, sur le mimétisme animal, sur la dissymétrie. J'ai traduit Borges. Je m'appelle Caillois. Caillois c'est moi. Voilà.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Pastis à l'Académie

 

Persuadé — bien à tort — que l'auteur morlaisien l'avait mal regardé, Jean d'Ormesson lui lança « tête de Mohrt » et lui demanda s'il avait un souci.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Écrasement par Borges du Port-Salut de l'existence

 

Quoiqu'il s'en défendît, sa cécité avait rendu Borges amer et il lui arrivait de trop écraser le Port-Salut de l'existence — au grand dam de Victoria Ocampo, de sa sœur Silvina et du peintre Xul Solar. Il faisait des sorties grinçantes telles que : « Cet exercice continuel, impossible à ajourner, qui s'appelle vivre ».
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Max fait le pet

 

C'est Heisenberg qui l'affirme (et il dit en avoir la quasi certitude) : quand Schrödinger faisait ses expériences avec des chats, son ami Max planquait — au cas où la police aurait été alertée par des voisins choqués du traitement infligé aux félins. Chez Max, c'était comme qui dirait une constante de planquer.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)