Vers la fin
de sa vie, la romancière Marguerite Urcelar était dotée d'une moustache
assez fournie. Quand elle vous faisait la bise, cela piquait. On aurait
pu croire qu'elle était engagée dans un processus de « transition de
genre », mais même pas. Ça s'était fait comme ça, tout doucement, sans
faire de bruit ; comme la vie quand elle sépare ceux qui s'aiment, ou
comme la mer quand elle efface sur le sable les pas des amants désunis.
(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)
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