De tout
temps, la vocation de Cesare Pavese fut celle d'un suicidaire. Il était
condamné à penser au suicide devant n'importe quel ennui ou douleur. Son
principe était le suicide, jamais consommé, qu'il était convaincu de ne
consommer jamais, mais qui caressait sa sensibilité. Jamais ? Le 27
août 1950 pourtant, dans une chambre d'hôtel de Turin, Pavese met fin à
ses jours en absorbant une vingtaine de cachets de somnifère. L'autopsie
révélera « une sensibilité morale exacerbée » et « une capacité
d'autoanalyse sans complaisance et sans concession sur le plan
esthétique ».
(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)
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