Raymond
Roussel était très fier de son procédé d'écriture fondé sur des
substitutions de lettres et des associations de mots. Que ses livres
fussent illisibles ne le dérangeait pas, non plus que de n'avoir aucun
lecteur. À la fin, tout de même, il se suicida. Sur sa table, un dernier
texte, La mort viendra et elle aura tes yeux, terminé par « Assez de
mots. Un acte ! » Il montrait ainsi la voie à l'Italien Pavese qui
s'inspirera de ce modus operandi dix-sept ans plus tard.
(Gilbert Garistre, Aveux et anatropes)
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