Le nihilique
est fondé à dire de soi-même ce que Scot Érigène dit de Dieu, à savoir
qu'il ignore quelle chose il est car il n'est pas quelque chose (itaque
nescit se quid est, quia non est quid). Mais comme Dieu, ce n'est pas
par défaillance qu'il ignore ce qu'il est ; c'est simplement parce qu'il
n'est rien de défini. Il est « pure vibration dans une géométrie sans
espace », dirait Luc Pulflop.
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)
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