vendredi 31 juillet 2026

Combat contre la mégère et le garagiste

 

« Regarde, ami Sancho ; voilà devant nous une mégère difforme et un garagiste de La Bourboule, auxquels je pense livrer bataille et ôter la vie. Car c'est grandement servir Dieu que de faire disparaître si mauvaise engeance de la face de la terre. Hue, Rossinante ! »
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

Un olibrius

 

Le logicien Kurt Gödel avait dans son jardin, à Princeton, un flamant rose en ciment dont il était très fier. Il pensait que son réfrigérateur produisait des émanations toxiques, appréciait beaucoup le dessin animé Blanche Neige et craignait constamment d'être empoisonné. Son hobby de prédilection était de fabriquer des « théorèmes d'incomplétude ». Il était notoirement « bizarre ». 
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

Aux chiottes les nymphéas

 

Au dire de son fils Michel, le peintre Monet non seulement ne termina pas son dernier tableau, mais il le lacéra à coups de couteau. Il avait enfin compris que ses nymphéas « faisaient chier tout le monde ».
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

Lu dans le journal


 
Dans une bourgade de la Manche dont nous ne voulons pas nous rappeler le nom 1, des habitants sont vent debout contre un projet de poulailler. Ils dénoncent le risque d'une moins-value immobilière et s'inquiètent de possibles nuisances olfactives. C'était dans La Manche Libre de ce matin.
 
 1 : Il s'agit de Domjean, au sud de Saint-Lô. (NdE) 
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

jeudi 30 juillet 2026

Irritation de Job

 

Quand Bildad demande à Job comment il va « yau de poêle », le « torturé » — ainsi que l'appelle Kierkegaard — répond à son ami qu'il n'est pas d'humeur à plaisanter et lui conseille d'aller se faire cuire un œuf chez la bienheureuse Marie Alacoque.
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

Mort et Medef

 

Conformément à la prédiction de Pavese, la mort viendra et elle aura le dirigeant d'entreprise Geoffroy Roux de Bézieux. Mais elle nous aura tous, en fait, qu'on appartienne ou non au patronat.
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

Absence de sangliers par ici

 

Si, tandis que vous roulez de nuit dans une forêt, quelque chose emboutit votre véhicule, ne vous hâtez pas d'accuser le sanglier. Dans son traité Sur le non-étant, Gorgias affirme que « premièrement, rien n'existe ; deuxièmement, même s'il existe quelque chose, l'homme ne peut l'appréhender ; troisièmement, des sangliers, y en a jamais eu par ici. »
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

Un béni-oui-oui

 

Hamlet : Vois-tu ce nuage, qui a la forme d'un chameau ?
Polonius : Par la sainte messe, il ressemble à un chameau, en vérité !
Hamlet : Je crois qu'il ressemble à une belette.
Polonius : Il a comme un dos de belette.
Hamlet : Ou de baleine ?
Polonius : Oui, tout à fait de baleine.
Hamlet : T'es vraiment un céoène, toi, t'es au courant ?
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

mercredi 29 juillet 2026

La mouette

 

Dans certaine pièce de Tchekhov, le jeune dramaturge Constantin Treplev se tue à cause d'une pochetée qui, au terme d'un long et tortueux cheminement existentiel, en est arrivée à se prendre pour une mouette. Comme dirait l'autre, on voit de tout.
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

Peisithanatos

 

Un slogan qu'aurait pu utiliser Hégésias de Cyrène : « Si l'être vous fait suer, essayez le néant. C'est une solution JEUNE. »
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

Pensées de Pascal et d'ailleurs, by Maurice Gaber

 

“A rollicking good time! Maurice Gaber is known for his razor-sharp wit, and Pensées de Pascal et d'ailleurs is no exception. Hilarious and thought-provoking, this book had me laughing out loud from beginning to end. An absolute delight, compulsively readable. I can't wait to see what Maurice Gaber does next.” 
 
(The Alaska Quarterly Review)

Liquidons les gendelettres

 

Un phantasme : celui d'abolir le langage pour réduire les littérateurs à l'impuissance et nous en débarrasser une (yves) bonne fois.
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

mardi 28 juillet 2026

Psaume 91

 

Pour ne pas craindre les terreurs de la nuit, la flèche qui vole au grand jour, la peste qui rôde dans le noir et le fléau qui frappe à midi, une solution qui a fait ses preuves, meilleure que celle consistant à s'abriter auprès du Très-Haut, est de lire du Jackie Derrida (surtout De la grammatologie).
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

Numismatique c'est cela oui

 

C'est souvent « en s'occupant de numismatique » (dit-il) que venaient à Rozanov les pensées les plus bizarres (sur la causa formalis d'Aristote, le positivisme comtien, les hésitations d'Abraham, les « demi-talents » de Marie Bashkirtseff, et cætera). Mais l'on comprend à certains indices que pour lui, « s'occuper de numismatique » signifie « faire la grosse commission ».
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

Viscosité de Jouhandeau

 

Rarement quelqu'un nous aura inspiré une antipathie plus intense et plus immédiate que l'écrivain Jouhandeau. Est-ce son côté visqueux de vieux pervers ? Sa tronche de faux-jeton ? L'antipathie qu'il nous inspire est viscérale. Qu'il vienne donc nous parler du schéol des Hébreux, après ça, s'il l'ose. Nous l'attendons de pied ferme.
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

Artichaut humain

 

L'autrui lévinassien présente une parenté avec l'artichaut. Quand on le rencontre, on enlève les feuilles l'une après l'autre pour voir ce qui se cache derrière, mais on arrive bientôt à la dernière feuille et on tombe sur... le Rien !
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

lundi 27 juillet 2026

Égarement du Dasein

 

On devrait, par des actions de grâce et des hosannahs, célébrer chaque instant où l'on ne souffre pas. Mais au lieu de ça, on lit de l'Émile Cioran !
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

Confirmation

 

Si Raskolnikov avait pu rencontrer Grégoire Samsa (après sa métamorphose), cela l'aurait sûrement confirmé dans l'idée que ses semblables étaient de la vermine.
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

Adieu à Gadenne

 

La littérature de Paul Gadenne est faite pour enchanter les amateurs d'états d'âme mais nous, ce qu'on cherche dans les livres, c'est des méchants. Alors Gadenne, on va le laisser sur la plage de Scheveningen, n'est-ce pas, et on va s'éloigner tout doucement, sans faire de bruit, comme la vie quand elle sépare ceux qui s'aiment, ou comme la mer quand elle efface sur le sable les pas des amants désunis.
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

Radicalité transcendantale du suicide

 

L'homicide de soi-même est une solution radicale, mais sa radicalité n'est pas valoisienne à la André Rossinot, elle ne porte pas sur la transformation des services publics, elle est plutôt transcendantale comme l'était celle de Husserl selon Derrida.
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

dimanche 26 juillet 2026

Série d'embûches

 

Dans la vie, voici comment les choses se passent. Vous voulez voir Darlan, mais il est en conférence avec Pucheu qui s'apprête à partir pour la zone occupée. Le chef de cabinet de Darlan, le commandant Guichard, vous fait dire que ça ne va pas être possible (pas être possible). Et tout, dans la vie, absolument tout est comme ça. Ça finit par vous mettre les nerfs en pelote.
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

À la librairie, lettre C

 

Et voilà l'autre, là, avec sa « belle du Seigneur »... On t'en foutra des « belles du Seigneur », nous, tuouaouar ! Pot de pisse !
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Allégresse post-mortem de Rigaut

 

Son suicide accompli, le dadaïste Rigaut se sentit comme Hercule après qu'il eut réglé son compte au centaure Polénor : plein d'allégresse. C'est Thrasylle le Mendésien qui l'affirme et le docteur Le Savoureux qui le corrobore.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Cauchemar récurrent

 

Dans votre rêve, vous vous trouvez à l'Institut Gustave-Roussy de Villejuif où le radical de gauche Roger-Gérard Schwartzenberg vous annonce que vous allez devoir être très courageux. Vous n'avez qu'une envie : prendre vos jambes à votre cou.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

samedi 25 juillet 2026

Retenue conceptuelle

 

Pour se donner la mort, le philosophe Deleuze ne s'éventra pas avec grandiloquence comme Mishima. Les giclées flamboyantes, ce n'était pas son genre. Lui, il « créait des concepts ».
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Bizarrerie anatomique

 

Verlaine trouvait que les deux trous de balle que le dormeur du val avait au côté droit étaient drôlement placés. Il en fit la remarque à Rimbaud mais celui-ci refusa de rien changer à son texte.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Évitement lectural

 

Il y a des gens qui lisent pour éviter de penser ; d'autres (ou les mêmes) pour éviter de vivre. Dans tous les cas, on lit pour éviter de faire des choses encore plus désagréables.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Schrödingerisation de l'étant existant

 

Quand on possède la redoutable capacité de déceler le Rien en toute chose, on se trouve dans la situation du chat de Schrödinger : on est mort — au monde, à la mer, aux forêts — tout en étant vivant d'un certain point de vue (celui de l'interprétation de Copenhague).
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

vendredi 24 juillet 2026

Cioran et l'irréparable

 

Le négateur Émile Cioran était obsédé par l'irréparable depuis que dans sa jeunesse, il avait eu un problème de « joint spi ». Il disait à Beckett que les garagistes roumains, il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre. Beckett lui répondait : « I feel sorry for you, old chap. »
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Alternative peyroutonienne

 

Fugace ministre de l'Intérieur de Vichy, Marcel Peyrouton pose l'alternative en ces termes : soit il y a un Dieu, soit tout est permis.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Absence de sauveur suprême

 

Arrivé sur la place de la Concorde, on espère qu'un sauveur suprême va se présenter et nous sortir de notre panade existentielle, mais va te faire fiche : des sauveurs suprêmes — Dieu, César ou tribun —, il n'y en a pas plus que de beurre au fiacre. Le premier à en avoir eu l'intuition est Eugène Pottier dans sa chanson sur les « damnés de la terre » et les « forçats de la faim ». On ne voulait pas le croire, pourtant c'est vrai.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Discrétion du suicidé philosophique

 

Parfois, en se faisant « sauter le caisson », le suicidé philosophique allume un carmin, prolonge l'écho sec d'un vert Véronèse, mais toujours avec discrétion, car il n'aime pas imposer sa voix en parlant trop fort. Il croit aux vertus du silence.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

jeudi 23 juillet 2026

Garou effrayant

 

À vivre dans une chambrette sous les toits, le négateur Émile Cioran avait fini par se persuader que l'horizon de la vie était un immeuble haussmannien, l'idée un cimeterre et le vocable un pal sécant — quand ce n'était pas un « garou effrayant ». Ionesco essaya de le raisonner mais il n'y eut rien à faire.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Crème de marron et homicide de soi-même

 

Le lac Léman offre toutes les commodités pour un suicide propre, silencieux, modeste, bref suisse. Il y en a pourtant qui préfèrent la crème de marron, arguant que « c'est plus commun mais ça tient bon ». Nous n'y voyons rien à redire.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Maison du Jouir

 

En 1901, le peintre Paul Gauguin construisit à Atuona, dans les îles Marquises, une maison qu'il baptisa Maison du Jouir. Mal lui en prit car il fut bientôt frappé d'un eczéma purulent et on le vit, deçà, delà, pareil à la feuille morte, se gratter comme un forcené. Une leçon à méditer pour tous les adeptes du « jouir ».
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

À Arles

 

Malgré la propagande insensée qui voudrait nous faire dire « en », nous continuerons d'aller « à » Arles et « à » Avignon (ou plutôt de ne pas y aller car nous ne sommes pas fanatique de ce genre d'endroits).
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

mercredi 22 juillet 2026

Pas peu dire

 

La vie fait encore plus peur que Daniel Emilfork dans le rôle du Canaque.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

X-ray vision


 
Une fois qu'on s'est habitué à voir les humains comme des squelettes enveloppés d'une vague forme charnelle, on est tranquille du côté de « l'amour ». On est comme le docteur Behrens — le radiologiste de la Montagne magique — devant l'envoûtante madame Chauchat.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Littérature gauchesque


Quand on lit dans Borges les noms d'Hilario Ascasubi et d'Estanislao del Campo, on se dit : « Qui c'est ces mecs-là ? » On est déboussolé. Puis peu à peu, on reprend pied.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Chacun son chemin

 

Le Premier ministre Pierre Bérégovoy fit le choix de se suicider « au bord d'un canal où il était souvent venu goûter la paix et la beauté des choses ». Il ne se pendit pas à la grille d'un égout dans une ruelle sordide comme son presque homonyme le poëte Gérard de Nerval. Chacun sa route, chacun son chemin, passe le message à ton voisin, nous enseigne le chanteur Tonton David.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

mardi 21 juillet 2026

Pas de lundi au soleil pour Émile Cioran

 

Le négateur regardait sa montre, il était déjà huit heures. Il embrassait tendrement Simone et un taxi emportait cette dernière. « Tu t'en vas, mon cœur, parmi ces milliers de gens », soupirait-il. Et il se disait que c'était une journée idéale pour marcher dans la forêt. Comme il aurait aimé, le négateur, aller se coucher seul dans les genêts ! Mais il avait des aphorismes à écrire, il n'y avait pas moyen d'y couper. Il fallait bien gagner sa croûte...
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Non-lecture d'Unamuno

 

Si le monstre bipède avait un minimum de sentiment tragique de la vie, il ne vivrait pas comme il vit c'est-à-dire comme un porc. Mais il n'a pas voulu lire Unamuno parce que « c'est écrit trop petit et il y a trop de mots ».
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

À lurelure

 

On n'imagine pas l'Ecclésiaste allant aux ouataires pour faire la grosse commission, puisque selon lui tout était vain. Sûrement faisait-il sur place, comme ça se trouvait, « à lurelure ».
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Écorchons les mimes

 

Quel genre de personne, ou plutôt quel genre de monstre faut-il être pour trouver distrayant ou même simplement supportable un spectacle de mime ? Pour n'avoir jamais caressé l'idée d'écorcher vif le mime Marceau, comme le roi des Perses Sapor Ier fit à l'empereur Valérien, selon la version de Pierre le Patrice ?
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

lundi 20 juillet 2026

Bègles

 

On pourra nous infliger le supplice des brodequins ou celui des poucettes, nous ne dirons pas Bègles. Nous avouerons tout ce qu'on voudra, mais pour rien au monde nous ne prononcerons ce nom honni : Bègles.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Betteraves molles du désespoir

 

Couper les ponts avec l'autrui lévinassien, cela signifie rester chez soi et vivre, comme on dit, en autarcie. On y parvient en cultivant dans son jardin des légumes riches en glucides et en désolation : les fameuses « betteraves molles du désespoir ».
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

On veut du vin chaud

 

À eux deux, Couronne Alfred (face d'alcoolique, viande grise, mou partout) et Couronne Lucienne (gueule en gélatine et saindoux, trois mentons, nichons qui dévalent sur la brioche) résument l'humanité. Qu'est-on venu faire parmi ces affreux ? Nous, tout ce qu'on voulait, c'était du vin chaud. On peut dire qu'il nous aura coûté cher, le vin chaud !
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

Douche en B

 

Pour un habitant de la capitale du Tadjikistan désireux de se débarrasser de la poussière et des fétus, le fin du fin est de prendre une « douche en B » (une douche qui épouse la forme de la deuxième lettre de l'alphabet cyrillique).
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

dimanche 19 juillet 2026

Un monde sans Malraux

 

Si André Malraux n'avait pas existé, l'adjectif malrucien serait inconnu, de même que l'expression « les cris perdus des moutons des tabors » ; et le malheureux Jean Moulin ne saurait pas s'il doit entrer ici ou attendre encore un peu.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

La contrainte du style

 

Une fois devenu écrivain, c'est fini, vous n'avez plus le droit de vous exprimer normalement. La moindre lettre que vous écrivez doit comporter un nombre suffisant d'expressions originales, sinon on va croire que vous êtes « comme tout le monde ». C'est très pénible.
 
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)