On entend
parfois dire qu'au soleil, sous la pluie, à midi ou à minuit, il y a
tout ce qu'on veut aux Champs-Élysées. Le mercredi 1er juin 1938, le
romancier Ödön von Horváth, réfugié à Paris depuis quelques jours,
décide d'aller prendre l'air. Alors qu'il se promène sur les
Champs-Élysées, une tempête déracine un marronnier ; une branche le tue
devant le théâtre Marigny. « Vous me la copierez » furent ses dernières
paroles.
(Maurice Gaber, Pensées de Pascal et d'ailleurs)

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