« Quand j'entends le mot vivre, je sors mon revolver ou du poison. » (Luc Pulflop)
samedi 9 juin 2018
La saison de l'homme sage
Voici l'automne ; adieu les oronges. La corneille, cette sibylle des bois, fait entendre son cri sinistre sur la cime de l'ormeau, et annonce le prochain retour de l'hiver. Pour le suicidé philosophique, il est temps de « quitter la Faucille et de redescendre à Mijoux, pour arriver à Saint-Claude par Septmoncel », autrement dit de tirer sa révérence.
C'est sans faiblesse et sans inquiétude qu'il attend que le souffle de la mort exhalé de son colt Frontier le renverse et le réduise en poussière ; lecteur assidu des romans de Georges Perec, il a appris à mourir.
(Robert Férillet, Nostalgie de l'infundibuliforme)
vendredi 8 juin 2018
Mœurs du philosophe
« Quoique leur naturel soit essentiellement misanthrope, les philosophes sont cependant susceptibles d'être apprivoisés. Lorsqu'on les prend jeunes, on peut adoucir leur caractère, mais jamais au point de faire que la soif du sang ne s'éveille en eux lorsqu'on leur présente un phénomène. Leur vivacité est très grande : ils courent, sautent, furètent partout, s'introduisent dans les plus petits trous de la "réalité empirique".
Leur marche est silencieuse et leur position ordinaire consiste à relever leur dos en arc. Ils n'attendent pas leur proie, mais au contraire ils mettent la plus grande activité à la chercher ; la destruction qu'ils font des beautés de la nature et de celles de l'esprit humain est très grande.
On trouve des philosophes dans tous les pays froids ou tempérés de l'Europe, de l'Amérique et de l'Asie. L'Afrique et la Nouvelle-Hollande sont les seules contrées qui n'en aient point encore fourni. » (Dictionnaire pittoresque d'histoire naturelle et des phénomènes de la nature, Tome cinquième, Paris, 1837)
(Raymond Doppelchor, Océanographie du Rien)
Théorème de Wedderburn
Le théorème de Wedderburn, dans son laconisme véridique, affirme que tout corps fini est commutatif, donc muni de deux opérations binaires rendant possibles, entre autres, les soustractions.
Comme, à son grand désespoir, le corps de l'homme du nihil est fini, rien ne l'empêche donc de se soustraire à lui-même, en utilisant par exemple un revolver Smith & Wesson chambré pour le .44 russe.
(Włodzisław Szczur, Mathématique du néant)
Accusation infondée
Ce serait faire un mauvais procès au suicidé philosophique que de l'accuser, en se fondant sur l'individuation extrême de son propos, de rester enlisé dans une subjectivité narcissique. Il propose au contraire une véritable Weltanschauung.
(Marcel Banquine, Exercices de lypémanie)
Vie bienheureuse
« Un homme obsédé par la pensée de se détruire avait cru pouvoir se délivrer de sa monomanie au moyen de la Méthode pour arriver à la vie bienheureuse de Johann Gottlieb Fichte. Mais après en avoir lu quelques pages, il fut prix d'une telle raucité de voix qu'il ne pouvait plus parler. Survint ensuite un asthme sec, du dégoût pour tous les aliments, une toux violente et fatigante, surtout pendant la nuit, qui se passait sans sommeil, des sueurs nocturnes abondantes et fétides, et enfin la mort, malgré tous les efforts des médecins. "Je t'en foutrai, moi, de la vie bienheureuse" furent ses dernières paroles. » (Samuel Hahnemann, Doctrine et traitement homœopathique des maladies chroniques, 1832)
(Johannes Zimmerschmühl, Pensées rancies et cramoisies)
Heureux
Le poëte Keats se considérait un lâche car il ne pouvait, disait-il, « supporter la souffrance d'être heureux ». L'homme du nihil, n'ayant jamais connu cette avanie, ne saurait être aussi péremptoire que l'auteur de l'Ode à un rossignol, mais certainement il incline à penser de même.
(Robert Férillet, Nostalgie de l'infundibuliforme)
jeudi 7 juin 2018
Favoriser le partage, l'échange et la solidarité
« À l'égal de l'idée du Rien et peut-être plus encore, les centres communaux d'action sociale jouent un rôle essentiel pour raffermir le moral de l'étant existant.
À la Bourboule, ce service est très actif et assure de multiples fonctions, toujours dans le même objectif : aider, soutenir les personnes en difficulté ou en situation de précarité, mais aussi favoriser le lien social et le partage, par de nombreuses actions qui — après tout, pourquoi ne pas le dire —, s'adressent également aux personnes âgées.
C'est ainsi qu'un voyage est organisé chaque année pour les plus de soixante ans, et cette année, c'est une semaine à Mimizan qui sera proposée. Une sortie à Fribourg-en-Brisgau va également permettre de découvrir durant quelques jours le site où le célèbre philosophe Heidegger a inventé son fameux concept de Dasein. Survêtements, bermudas (sauf Lederhosen) et chaussures de sport sont à éviter, par respect pour la mémoire de l'intrépide ontologue. »
(Léon Glapusz, Mélancolie bourboulienne)
Souffle prophétique
Même lorsqu'il se laisse emporter par des envolées lyriques, l'excrément ne perd jamais le sens de la mesure : son expression intimiste mûrit lentement, à l'abri des parois du boyau culier. Et brusquement, au moment du « pousser », de profondes impulsions font craquer l'espace : on voit surgir de « grands formats » dont le caractère monumental et figé manifeste une parenté certaine avec les œuvres du « réalisme socialiste ».
(Raymond Doppelchor, Océanographie du Rien)
Écrasement langagier de la réalité empirique
« Du réel, hérisson infortuné, il ne restait, après le passage de mon quinze-tonnes phrastique, qu'un amas pultacé encore fumant. »
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
Possibilité du chaos
Certains jours, quand tout semble aller de travers, l'homme du nihil se prend à rêver d'un univers meilleur, où l'on retrouverait ses affaires, où le chaos ne règnerait pas en maître.
Il est d'abord tenté de placer son espoir dans certain théorème de Poincaré-Bendixson qui dit que, si une orbite se trouve dans un compact contenu dans son référentiel, alors toute forme de chaos est impossible.
Mais ce résultat n'est valable qu'en dimension deux, et l'univers où se meut l'homme du nihil n'est pas un compact puisqu'il ne vérifie pas la propriété de Borel-Lebesque ! Il ne lui reste plus qu'à se pendre.
(Włodzisław Szczur, Mathématique du néant)
I got rhythm
Au début des années trente, Heidegger se sent en panne d'inspiration — il se dit dans son journal frappé de « constipation conceptuelle opiniâtre ».
Plutôt que de sécher sur une page blanche, il décide de se remettre au bugle et fonde un jazz band, le Swinging Dasein, où Günther Anders tient le banjo. En plus d'être le premier époux de Hannah Arendt, Anders est connu pour être un critique de la technologie qui donna comme principal sujet à ses écrits la destruction de l'humanité. Heidegger, que sa condition d'être-vers-la-mort angoissait suffisamment, l'accusa d'être un « semeur de panique » et se débrouilla pour le faire remplacer par Karl Löwith.
Malgré des débuts prometteurs marqués par deux hits mineurs, Ontology Makes the World Go 'Round et Dasein A-Go-Go, la notoriété du groupe ne dépassera jamais les frontières du Bade-Wurtemberg.
(Jean-René Vif, Scènes de la vie de Heidegger)
Détritus
Le personnage le plus antipathique des Aventures de Tintin est sans conteste le gitan Matéo, dont on fait la connaissance au début des Bijoux de la Castafiore. Lorsque le capitaine Haddock, mu par une compassion mal placée, conseille aux romanichels de « s'établir ailleurs que sur ce terrain rempli de détritus » car « c'est très malsain », le suprêmement désagréable Matéo fait sa mijaurée et rétorque : « Parce que monsieur imagine que cet endroit, c'est nous qui l'avons choisi !... Monsieur se figure que ça nous plaît de vivre parmi les ordures !... »
Eh bien oui, nous nous le figurons. Comme les soldats du roi de Suède, nous voulons vivre éternellement. Nous savons qu'un jour nous cesserons de vivre, mais cette certitude de notre anéantissement demeure abstraite, et donc irréelle. La mort, les ordures, c'est pour les autres, les fameux « gitans », qui, quoi qu'en dise cette tête à claques de Matéo, semblent s'y complaire.
(Hermann von Trobben, Le Monocle du colonel Sponsz)
Discrétion de rigueur
Le désir que l'on a de se détruire est l'une de ces choses qu'il vaut mieux tenir cachées. De même que les « parties honteuses » sont couvertes de poils et que celui qui les découvre s'expose à la réprobation de l'omnitude, la pensée de l'homicide de soi-même doit être dissimulée sous le masque d'une jovialité feinte, sous peine, pour le candidat à l'holocauste du Moi, de se voir ligoter sur un infernal fauteuil rotatoire par des infirmiers patibulaires.
(Johannes Zimmerschmühl, Pensées rancies et cramoisies)
Rayonnisme et homicide de soi-même
Le suicidé philosophique partage avec les peintres « rayonnistes » — Mikhail Larionov, Natalia Goncharova, etc. — le souci de faire surgir le Rien en rendant visibles les « vibrations inspirées de l'énergie-matière et de la radioactivité », mais il utilise un moyen plus radical : le taupicide (au lieu de lignes parallèles, perpendiculaires, fasciculées et abstraites).
(Marcel Banquine, Exercices de lypémanie)
Hypocondrie
La sagesse populaire se représente le suicidé philosophique comme le sujet d'un tableau du Greco : longiligne et émacié, avec un regard profond et tragique.
Mais quand il consulte son médecin pour de violentes douleurs abdominales, des épisodes de constipation, des vomissements et une perte d'appétit qui l'a délesté de cinq kilos en deux semaines, il ressemble plutôt à l'un de ces cacochymes vieillards croqués par Daumier.
Et la seule chose qui lui importe alors, ce n'est pas de « trouver une falaise du haut de laquelle se jeter, ou un petit pan de mur jaune sur quoi se fracasser », mais de savoir s'il peut s'agir d'une maladie inflammatoire chronique susceptible d'atteindre tout le tube digestif et éventuellement la peau, les articulations et les yeux (maladie de Crohn).
(Robert Férillet, Nostalgie de l'infundibuliforme)
mercredi 6 juin 2018
Bouc émissaire
« Et Aaron, mettant ses deux mains sur la tête du bouc vivant, confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d'Israël, et tous leurs forfaits, selon tous leurs péchés, et les mettra sur la tête du bouc, et l'enverra au désert. »
Étrange personnage que ce bouc, qui n'est pas sans évoquer les « humiliés et offensés » de Dostoïevski mais dont le sort rappelle surtout celui du suicidé philosophique dans ce qu'il a de plus poignant.
(Raymond Doppelchor, Océanographie du Rien)
Scrupules phénoménologiques
Selon Karl Jaspers, Husserl était pris de panique à chaque fois qu'il voyait un mannequin dans une vitrine, car il était incapable de décider s'il s'agissait d'un homme en chair et en os ou d'un personnage en bois. De même, bien qu'aimant passionnément le billard, il refusait d'y jouer, craignant que la boule qu'il voyait blanche et lisse d'un côté ne fût verte et bosselée de l'autre côté, ce qui eût pu le conduire à faire une « fausse queue » !
(Léon Glapusz, Mélancolie bourboulienne)
Pourquoi l'Alaska ? (Raymond Carver)
Ce jour-là, Carl finissait à trois heures. Il quitta le garage, prit sa voiture et se rendit dans un magasin de concepts de son quartier.
— Il me faudrait quelque chose de confortable, dit-il. Pour tous les jours.
— Je dois avoir ça, dit le vendeur.
Il revint avec trois modèles différents et Carl jeta son dévolu sur le concept d'Ereignis qui, chez Heidegger, désigne le déploiement originel de l'être, la donation originaire de la présence, qui est à la fois la vérité de l'être et la vérité du temps. Il régla son achat et mit sous son bras le carton dans lequel le vendeur avait rangé l'« élan vital », ce bon vieux concept bergsonien qui l'avait aidé si longtemps à s'orienter dans le labyrinthe de l'existence, mais que sa nouvelle acquisition rendait caduque et presque risible.
(Étienne-Marcel Dussap, Forcipressure)
Centre de gravité
Pappus d'Alexandrie dit expressément, à la fin de la préface à ses Collections mathématiques, que « les figures produites par la circonvolution d'une ligne ou d'une surface, sont entre elles en raison composée des figures génératrices et des circonférences décrites par leur centre de gravité ».
Il est facile aux géomètres de sentir la liaison de ce principe avec, d'une part, celui énoncé par Guldin en 1635, à savoir que « toute figure formée par circonvolution est le produit de la figure génératrice par le chemin de son centre de gravité », et d'autre part avec celui qui détermine un suicidé philosophique à commettre son geste fatal, incapable qu'il est de trouver en lui-même aucun centre de gravité.
(Włodzisław Szczur, Mathématique du néant)
Conatus
Le conatus — thaumaturgie du mot ! — est l'effort par lequel « chaque chose, autant qu'il est en elle, s'efforce de persévérer dans son être ». (Spinoza, Éthique III, Prop 6).
Profonde dégoûtation de tout cela.
(Luc Pulflop, Prière d'incinérer. Dégoût)
Infini ou taupicide ?
Pour Plotin comme pour le suicidé philosophique, le corps est un tombeau, le monde sensible, une caverne ou un bourbier, notre existence terrestre, une chute de l'âme.
Mais Plotin se tourne vers l'infini, en lequel il voit la puissance la plus pleine et la plus parfaite du Moi, quand le suicidé philosophique choisit le colt Frontier ou le taupicide pour anéantir ce même Moi.
(Marcel Banquine, Exercices de lypémanie)
mardi 5 juin 2018
Relativisme et vérité scientifique chez Max Weber
« Un parricide avec des couverts de cuisine. Le procès de Nasr'eddine Zaiani, accusé du meurtre de son père, débute ce matin devant la cour d'assises du Rhône.
Après une dispute anodine, ce soir d'avril 2003, il se saisit d'un couteau peu tranchant puis d'une fourchette pour porter à son père des coups mortels. Un véritable massacre, à la suite duquel le jeune homme se rend au commissariat de Décines pour se dénoncer.
Souffrant de schizophrénie depuis son adolescence, il dit avoir été poussé par des voix qui lui susurraient que "seule une partie finie de la multitude infinie des phénomènes possède une signification". Ses parents envisageaient à l'époque de le faire hospitaliser.
À 32 ans, Nasr'eddine Zaiani encourt la perpétuité. Le verdict est attendu demain soir. » (20 Minutes, 28 septembre 2006)
(Jean-Guy Floutier, Philosopher tue)
Préparatifs à la lecture de Fichte
« L'ontologie critique ! Redressons-nous et rectifions notre tenue avant de pénétrer dans cette froide et solennelle enceinte. » (Paul Claudel, Journal, Tome I, p. 737)
(Raymond Doppelchor, Océanographie du Rien)
Corrigez, bon sang !
Dans Objectif Lune, la fusée expérimentale, radioguidée depuis la base, décolle et fait le tour de la lune en photographiant sa face cachée. C'est alors que des « forbans » prennent le contrôle du radioguidage afin de s'emparer de l'engin. Pour les en empêcher, le professeur Tournesol déclenche un système d'explosion à distance dont il avait doté la fusée sur les conseils de Tintin.
Comme Tryphon Tournesol, l'homme du nihil tente désespérément de corriger, mais sans succès, et sa vie s'en va à vau-l'eau. Par chance, il dispose lui aussi d'un système de destruction à distance : le revolver Smith & Wesson qu'il conserve sous son oreiller, symbole de la mort accueillante et seul moyen pour lui de retrouver le calme.
(Hermann von Trobben, Le Monocle du colonel Sponsz)
Inquiétante étrangeté bourboulienne
Il est de fait que l'homme du nihil ressent, quand on le transplante inopinément à La Bourboule, l'aveugle inquiétude de l'araignée arrachée à sa tâche pour être placée au beau milieu d'une toile étrangère.
Ce malaise, né d'une rupture dans la rationalité rassurante de la vie quotidienne, est ce que Sigmund Freud appelle Das Unheimliche. Mais à vrai dire, le premier à avoir étudié ce concept d'« inquiétante étrangeté » est Ernst Jentsch, auteur de Zur Psychologie des Unheimlichen paru en 1906. Celui-ci relie le malaise ressenti par le Dasein au doute que peut susciter un objet apparemment animé dont on ne sait s'il s'agit réellement d'un être vivant, ou encore par un objet sans vie dont on se demande s'il ne pourrait pas s'animer, exempli gratia La Bourboule (mais cela est également vrai de Maubeuge et de Longwy).
(Léon Glapusz, Mélancolie bourboulienne)
Loi d'inertie
En algèbre linéaire, la loi d'inertie de Sylvester, formulée par James Joseph Sylvester en 1852, est un théorème de classification des formes quadratiques réelles.
Mais en philosophie nihilique, la loi d'inertie possède une tout autre signification. Elle prescrit à l'étant existant — le célèbre Dasein — de ne bouger sous aucun prétexte de son « matelas-tombeau » (Matratzengruft), pour échapper autant que faire se peut à la temporalité du temps, contenir les ardeurs de son Moi par trop enclin à « faire le zouave », et éviter l'horreur des rencontres avec le « monstre bipède » — le fameux « autrui » du philosophe Levinas.
(Włodzisław Szczur, Mathématique du néant)
Fiel angoisseux de l'haeccéité
« Quand l'estant existant se vit ainsi agitez, flagellez et humiliez de Dieu et du monde, et que le corps, les membres et le coraige lui commenchoient à deffaillir, pour ce que jamais encore en son vivant n'avoit goustez ainsi le très angoisseux et amer fiel de l'haeccéité, qui lui sembloit estrange et venimeux, il aspira après le bénéfice du Rien. » (Jean Molinet, Chroniques)
(Johannes Zimmerschmühl, Pensées rancies et cramoisies)
Tropismes musicaux
En musique, chaque ton a son caractère particulier et ses adeptes exclusifs. L'« homme de la Nature et de la Vérité », grand amateur de gai, de brillant, de martial, chérit par-dessus tout l'ut, le ré, le mi. Le suicidé philosophique, en revanche, ne se sent bien que dans le fa mineur, cet incomparable truchement du lugubre et de la douleur.
Quant aux timbres, si le zélateur de la mort volontaire ne dédaigne pas le grave et le sévère rendus par le violoncelle, la contrebasse, le cor, le trombone et la voix de baryton, sa prédilection va tout de même au sépulcral et au caverneux, si bien exprimés par les sons voilés, étouffés du tambour, la plainte mugissante et voilée du basson, et les voix de basse à la Chaliapine.
(Robert Férillet, Nostalgie de l'infundibuliforme)
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