vendredi 30 octobre 2026

La métamorphose

 

Un matin, au sortir d'un rêve agité, on s'éveille transformé dans son lit en un quidam féru de poststructuralisme. On est avide de lire du Foucault, du Deleuze et du Derrida. C'est excessivement embarrassant. On voudrait se cacher sous un canapé. D'ici à ce qu'on se fasse bombarder de pommes pourries par Alain Badiou... Il ne manquerait plus que ça.
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

Avant de mourir

 

Le poëte et trompettiste Boris Vian ne voulait pas « crever » avant d'avoir connu les chiens noirs du Mexique qui dorment sans rêver, et aussi, tant qu'à faire, les singes à cul nu dévoreurs de tropiques. Nous n'y voyons rien à redire, mais nous, ce qui nous aurait vraiment plu avant de mourir, ç'aurait été de faire la tenaille avec le chef Chaudard, Pithivier et Tassin.
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

Calme-toi, Georges

 

« Et remarquez que dans le titre non plus, il n'y a pas la lettre e : La Disparition ! Alors ? Qu'est-ce que vous dites de ça ?
— Mais oui. C'est très bien. Calme-toi, maintenant. »
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)

Baleine doit changer de paradigme


« Engagé volontaire Baleine, il faut que tu changes de paradigme, c'est compris ?
— Chef, oui, chef ! 
— Et efface ce sourire de ta gueule de con ou je te fais gicler les yeux des orbites ! »
 
(Samuel Slippensohn, Méditations en forme de tourte)