mardi 19 juin 2018

Vents nihiliques


L'homme du nihil, quand il souffre de ballonnements consécutifs à l'ingurgitation d'aliments tels que brocolis, hareng fumé, salsifis, fromages fermentés, etc., a une méthode d'accompagner qui relève infiniment le prix de sa philosophie nihilique ; c'est l'art de l'augmentation ou de la diminution du son, que l'on pourrait appeler l'art des nuances ou du clair obscur et qui se pratique soit par degrés, soit tout à coup. Outre le fort et le doux, le très fort et le très doux, il pratique encore un mezzo piano et un mezzo forte plus ou moins appuyé. 

Et alors, comme le dit M. Tilliette à propos de Fichte, « le problème du fondement du savoir se retourne en celui du savoir du fondement » 1.


1.  Xavier Tilliette, Fichte. La Science de la liberté, Paris, Vrin, 2003.

(Robert Férillet, Nostalgie de l'infundibuliforme)

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