« Quand j'entends le mot vivre, je sors mon revolver ou du poison. » (Luc Pulflop)
jeudi 7 juin 2018
Dynamisme de l'être chez Duns Scot
« Une femme d'une cinquantaine d'années s'est donné la mort à Dole, mercredi 17 janvier en tout début de journée. Elle s'est jetée du pont de la Corniche "sans doute avant 5 heures du matin". Son corps sans vie a été retrouvé au petit matin, plus de vingt mètres en contrebas sur le chemin des Rivières, la route longeant le Doubs.
C'est à cet endroit qu'il a été découvert par un riverain qui rentrait chez lui après sa nuit de travail. L'homme a immédiatement appelé la police, qui a pu identifier la victime.
Avant de mettre fin à ses jours, celle-ci avait laissé à son domicile une lettre d'adieu, où elle explique qu'elle ne peut "plus supporter la tendance à exister toujours davantage qui caractérise l'être, alors que l'essence comme telle tend plutôt à ne pas exister". Elle se plaint également du caractère fondamentalement temporel de l'existence : "la tendance à exister, écrit-elle, se déploie à travers la potentialité, essentiellement dynamique, qui est l'être lui-même, tel que Duns Scot le conçoit".
Le précédent drame de ce type, pratiquement au même endroit, date du 4 décembre dernier. Une femme de 47 ans s'était donné la mort pour des raisons analogues. » (Le Progrès, 20 janvier 2018)
(Jean-Guy Floutier, Philosopher tue)
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